Semaine 12_Où on regarde l’horizon

 

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Semaine 12

du 18 au 22 mars

Où on regarde l’horizon

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Rouffignac, l’espace mémoire


Il nous reste 1 semaine pour mener à bien notre mission

Nous continuons sur la lancée, on suit tous les bouts du chantier et Christian continue à se montrer d’une efficacité redoutable, il tient le contact avec la mairie, avec les artisans, avec les fournisseurs, avec les sous-traitants et c’est pas toujours évident. Paul (le contact chez notre vendeur de matériel audio-visuel) se souviendra avoir pris une sacrée fumée, voilà trois semaines que nous attendons le matos, et qu’il nous arrive au compte goutte. Il a dû courir les boutiques pour acheter ce qui manquait au pied levé (des fixations) et se retrouver avec Alix sur le dos à percer des trous pour installer ces fameuses fixations qui seront (pour la petite histoire) livrées au bureau une demie-heure après son départ.

Nous avons terminé la relecture des panneaux dédiés au contexte historique, il en aura fallu 5 (relectures) avec aller-retour au CDM et avec des corrections à chaque fois. Le bon à tirer a été signé par Raymond, le Maire. Nous avions 24h de retard sur son dépôt mais il n’était pas question que ça parte avec le moindre doute. C’est d’ailleurs pour ça qu’il nous reste encore le panneau 6 à finaliser. Et il ne va pas nous falloir trop traîner, on se donne lundi pour le terminer.

Nous avons aussi participé au dernier Copil qui faisait état des avancées et de ce qu’il reste à faire. Et malgré tout un tas de toutes petites choses qui se mettent en travers, tout va plutôt bien; un coffrage pour cacher les fils de maquette, un tablier pour habiller la vitrine,… la Mairie fait marcher le réseau; menuisier et peintre à la retraite se mobilisent dès samedi. D’ailleurs, comme on est sur place, après le Copil et un déjeuner avec Christian Lalo (l’électricien), on passe les voir et on prend la mesure de l’ambiance, du plaisir de tous ceux qui sont là à participer à l’aventure.

Encore quelques toutes petites journées, pour participer à un point presse, finir le film, faire les branchements de le maquette, faire les tests de l’automation, réceptionner les panneaux, finir le 6, faire la scéno de la vitrine, penser et réaliser des cartels, finaliser les remerciements (la mairie), voir comment annoncer le chemin de la mémoire. Aller, aller, c’est juste génial, et dimanche nous pourrons être tous fiers du travail réalisé.

Et pour le plaisir, le retour d’un Monsieur qui a été résistant à 14 ans, qui est là au Copil et qui de toute sa superbe, il a des yeux d’une rare intensité, me dit : « Merci beaucoup de nous avoir envoyé les fichiers des panneaux, et passez moi l’expression, ça a de la gueule, beau travail ». La classe, non?
Il se nomme Monsieur Cournil.

Et puis, nous allons avoir à enregistrer la voix du comédien pour le guidigo associé au chemin (c’est l’Office de tourisme qui s’en charge, et Alain Guntz, nous a interpellé sur le fait qu’on en avait parlé au tout premier Copil). Et peut-être aussi partager les fichiers du fonds documentaire visuels si besoin. Une demie journée de boulot 🙂

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Séjours résistants


Reconstitution du Maquis de Durestal © Association La Mémoire de nos pères

Le document de présentation est en cours d’écriture, les éléments recueillis et travaillés depuis le début de notre travail ensemble trouvent petit à petit leur place dans un déroulé qui articule intentions, problématiques, partenaires et contenus d’expériences.

Et nous rencontrons cette annonce de concours lancé par le département et le CDT, nous le soumettons à l’équipe qui a l’air prête pour y réponde. Une façon de faire connaître notre intention et notre séjour ? Et de se mettre dans la dynamique TINA ?

Nous avons aussi revu Jean-Paul et Olivier et ils sont d’accord pour qu’on se voit courant avril, l’occasion de mieux se connaître et de penser à des actions que nous pourrions mener ensemble, peut-être d’ores et déjà se projeter dans le weekend du 20/21 juillet et faire la proposition de constituer un « groupe résistance » en Périgord ?

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Immatérielles ressources à Nontron


C’est à nous de jouer. Nous avons deux semaines pour faire une proposition d’actions à mettre en œuvre dès cette année, qui soient « réalistes », répondent aux buts, enjeux et objectifs que se sont fixés le Copil et la Mairie, et puissent exister avec un budget relativement serré.

Alors, on voit Thomas, on fait un temps de travail avec lui sur les points d’intérêts à prioriser en ville. On joint Amandine et Élodie pour parler de leur recherches et de ce qu’elles pourraient faire dans le phase 1 de réalisation.

Et on réfléchit. On pense, on réoriente un peu. On se donne rendez-vous avec Jean Lalanne mardi prochain. Il s’agira de lui parler de nos idées, de voir avec lui ce qu’il pense possible budgétairement de mener. Selon nous, il faut « tout » commencer, donner à voir que ça bouge. Mais chercher ce qui sera à moindre coût, ou qui pourra être pris en compte par des budgets déjà existants et des services en interne : faire travailler les agents avant les prestataires.

Aujourd’hui nous voyons trois axes de travail: l’écriture de l’histoire, l’aménagement de certains espaces et le partage de la démarche avec les acteurs liés au projet.

Voilà, il nous faudrait pouvoir détailler et chiffrer même à la louche pour pouvoir communiquer un premier budget à la Mairie.
Et puis, ce qui va être important, c’est plutôt de voir avec eux les prochains temps de travail pour préparer cette mise en œuvre.

Et on a envie de travailler sur une histoire qui parlerait d’aujourd’hui, du contexte actuel et qui dirait Nontron se re-invente, elle retrouve sa valeur, s’appuie sur son caractère opiniâtre et courageux et se redonne confiance. Elle s’ouvre à de nouveaux horizons, des possibles qui disent: Ville nourricière, ville légendaire, ville liée aux éléments primordiaux (l’eau, le feu, les métaux)

A suivre…

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