Semaine 13_Où le trac nous guette

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L’inauguration de l’espace mémoire de Rouffignac n’est plus qu’une question d’heures. Comme toujours dans ce genre de boulot, tout est presque prêt, mais rien ne l’est vraiment. En plus, on prend le relais des copains sur le dossier de valorisation du patrimoine de Nontron. Là aussi l’échéance de rendu est proche. Ne nous laissons pas aller à la pression.

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Rouffignac, l’espace mémoire


Dernière ligne droite : 5 jours pour finir

5 journées et de nombreuses heures qui auront été remplies par des multitudes de tâches pour finir à temps, ou du moins pour que tout soit en ordre de marche pour l’inauguration. Le mot d’ordre c’est on fait la base, au plus simple pour que tout roule.

Alors, ça bosse du matin au soir, sur la maquette, l’automation, l’arrivée des panneaux avec un jour de retard et leur installation épique (les murs sont loin d’être droits), l’installation du matériel de projection, la composition de la vitrine avec ses objets, son parachute, ses supports en verre (à couper, voire recouper), ses cartels, et puis celle pour les livres. Et bien sûr le film.

Autant dire que ça s’active, une fourmilière, ça dévisse de temps à autre, les nerfs lâchent un peu, mais sans que ça n’entache l’implication et le travail de tous. Jours après jours, tout prend forme, ce lieu qui était encore plein de gravats il y a deux mois est devenu un espace d’exposition dédié à la mémoire de Rouffignac : un tour de force.

Et une hâte terrible à voir se « réaliser publiquement » ce projet qui traîne depuis 35 ans et qui se voit exister aujourd’hui. De quoi être sacrément fiers. On sait que c’est pas fini, il va nous rester un mois pour peaufiner, améliorer, parfois juste terminer le travail. encore un peu de concentration 🙂

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Séjour résistant


Thomas nous a fait passer l’invitation à une visite « pro » du mémorial de la Résistance à Saint-Étienne de Puycorbier. Nous y allons avec William. On traverse un bout de forêt de la Double, on se laisse saisir par ce qu’elle dégage, par son atmosphère, quelque chose nous appelle, on irait bien y voir, on y entrerait bien, mais, ce n’est pas le temps de « ça », alors, va pour ce temps dans le mémorial de Saint-Étienne.

Et c’est à voir, le parti-pris architectural/scénographique composé de murs de béton entrecoupés de poutrelles de fer rouillées, appuyés par des biseaux et des interstices, nous disent froid, dur, enfermement, violence, mais aussi espoir, même fin. Le tout arrosé d’un univers sonore un peu mécanique, parsemé de photo en grand format, originales et impressionnantes. Et pour finir, trois films avec des paroles de résistants à visées informatives et des vitrines d’objets du maquis.

La cerise de cette matinée, c’est la rencontre avec Patrice Rollie, historien ethnologue qui est un passionné (c’est lui qui est la cheville ouvrière de ce projet) et qui lance son activité de guide de site de mémoire. Nous avons échangé nos cartes, on le rappellera vite.

En prime on a vu des chèvres 🙂

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Nontron réinvente Nontron


Plusieurs temps sont consacrés à ce dossier cette semaine, et c’est heureux car nous avons deux semaines pour finaliser un plan d’action à voter au prochain Conseil municipal (le 9 avril).

On a commencé par un rdv avec la Mairie. On leur communique ce qui nous semble le mieux à faire : on commence tout, en même temps. Il faut que les choses bougent et que ça se voit. On aménage, on sécurise (ça c’est en cours, la Mairie y travaille; à voir comment ça croise les points d’intérêts). On partage la démarche, à l’interne, à l’externe, on fait des temps de travail, des réunions et on fabrique des supports de communication de tout ça. On sait qu’il en sortira des nouvelles actions et des projets. Dans le même temps, on travaille à l’interprétation du matériau et à sa traduction pour arriver à une phase de réalisation en 2020.

Comme ils ont une commission finances deux jours après, on leur prépare un budget très prévisionnel qui récapitule tout ça et pose des chiffres « à la louche ».

Un autre temps est consacré à une balade dans la ville, on veut un peu voir de quoi il en retourne et notamment quand on parle d’aménager, d’embellir… et on se rend compte qu’il n’y a rien d’extra-ordinaire au premier abord, mais que c’est peut-être là dessus qu’il faut parier, une ville ordinaire, dans laquelle il fait bon vivre. Une ville qui a un vécu, une histoire, des marques qui la rendent attirante parce que ce sont les siennes et qu’elle les porte aujourd’hui. Une ville qui peut aujourd’hui écrire ce qui la rendra extra-ordinaire Le charme opère.

Enfin, un doc s’ouvre sur l’établi de François, celui qui intégrera le rapport final de la Botte de Paille et qui racontera notre participation qui dit écrire le projet et le plan d’action. Alors, on repasse par les enjeux, par ce qu’on entend de nos contacts, on le mixe à ce qu’on a vu, ce qu’on comprend de cet endroit. On le regarde comme si nous étions des élus, que nous étions responsables d’un mieux pour cette ville.

Et on arrive à la planification, mais en gros ce qu’on se demande c’est : quel est notre prochain mouvement ? On a le magazine de la ville qui nous attend, on prend les rendez-vous et on écrit. IOn sait que Jaques Lagorce (élu aussi) a mis en place des caches, il est ok pour qu’on travaille ensemble pour y intégrer du matériau collecté : une piste pour valoriser les recherches et le patrimoine, un début pour l’itinérance. On sait qu’il existe une envie de travailler sur un axe « jardins » pour aller vers Nontron ville nourricière, ville luxuriante ? : réunion mardi 2 pour évoquer une façon de parvenir à faire exister ce projet plus global. Les vitrines, les métiers d’art, la Communauté de communes : de quoi faire un groupe de travail.

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