Semaine 16_Où rien ne se déroule comme prévu

 

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Et à bien y réfléchir, c’est ce qu’on aime dans ce boulot 🙂

On aime faire des plans, des projections, livrer des projets millimétrés. Et puis les confronter à la réalité. Et se souvenir de se méfier de la théorie.

Rien ne se déroulera comme prévu. C’est la seule chose qu’on peut vraiment prévoir.

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Rouffignac, l’espace mémoire


Nous sommes invités par la Mairie à la réception du chantier en fin de semaine, mais voilà, rien ne se déroule comme prévu. Et si les cartels pour la vitrine sont refaits et imprimés, si les dernières flèches (sens de la visite) sont produites et installées, il n’en reste pas moins que le fonctionnement des points de diffusion n’est pas stabilisé. Il reste encore le film à intégrer au système général de lancement de l’exposition.

Il va donc encore falloir procéder à des calages techniques pour faire discuter entre eux les différents systèmes qui opèrent pour lancer les diffusions. Et puis, il reste encore à réceptionner les dernières lampes et donc à faire les réglages lumières. Les Christian les attendent toute la semaine, en vain. Sans oublier qu’il reste à faire une collecte et un repérage des dernières photos à intégrer au diaporama de la maquette, et tout un travail de retouche de ces images pour que se soit propre à la diffusion.

Alors, la réception du chantier est reportée au lundi 29. Une semaine de plus, un dernier délai accordé à la faveur de l’ouverture officielle au public prévue et annoncée par l’office du tourisme pour le 30 avril. On souffle un peu, on reste calme, et on apprécie celui de Raymond. Merci. On reste concentré, on ferme pas les yeux.

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Itinérance Nontronnaise


Une bonne partie de la semaine est consacrée à cette mission. Nous avons plusieurs points à voir s’éclaircir. Il nous faut aussi donner à la Mairie une vision sur ce que nous sommes en train de faire, nous assurer qu’on va dans le bon sens, qu’on répond bien à leur besoin.

Nous commençons avec un temps de travail à distance avec la Botte de Paille pour préparer la réunion de vendredi avec la Mairie et qui a pour objet principal de finaliser la demande de financement Leader. Mais nous abordons également le scénario choisi et sa mise en œuvre. Nous revenons sur la question des espaces et des aménagements et notamment la voie de Thame qui fait l’objet d’une étude de la part de l’ATD.

Il nous reste encore à produire une liste d’aménagements simples à opérer sur le parcours. Bon, on décide d’y revenir et de faire le parcours et de tout noter. Et c’est chose faite dès le mercredi, c’est reparti pour un tour, on arpente, on note, on grimpe, on glisse, et on est toujours autant subjugué par les petits coins à découvrir, les sentiers dérobés, les ruelles à l’ombre, et le vert, tout ce vert qui s’immisce partout. Nontron, une ville jardin ?

Comme on est sur place, on sollicite Jean et Frédéric pour un petit café. On se donne les dernières nouvelles, notamment à propos du rendez-vous avec l’ATD. Ensuite on se cale sur les prochains rendez-vous et temps de travail : avec qui et pourquoi faire ? On essaie de trouver du sens dans les actions à mettre en place, ne pas faire n’importe quoi sous prétexte de voir les acteurs; être précis dans nos intentions, dans nos besoins : l’ATD, le CPIE, les groupes tourisme – d’un côté les acteurs de terrain, de l’autre les acteurs institutionnels – les référents de quartiers, les artisans d’art. Ça en fait pas mal.

Et quand on rentre au bureau on malaxe à nouveau tout ça. Ça en fait des espaces, des aménagements, des acteurs, des partenaires. Et surtout, des métiers d’art. On a à nouveau posé la question, et chacun est unanime : on doit à travers ce projet valoriser les métiers d’art (réfection du château et nouveau projet de structure pour le PEMA, Label Ville et métiers d’art, axe stratégique du Leader. N’en jetez plus, on a compris, on met en place le travail avec et pour eux).

Allez, on sait ce qu’on a à faire. On intègre cette vision dans le document, on planifie des actions, on liste les lieux et les aménagements. Voilà, on est pas mal, on réoriente : un projet qui s’appuie sur les espaces qui s’aménagent et qui sont stratégiques. On lance les actions métiers d’art, pour l’itinérance, on met en place le groupe de travail « écriture ». Et pour chaque ligne d’action on travaille en groupe avec les partenaires ressources du territoire. Donc, premier travail : se voir, se parler et se mettre d’accord sur le comment on fait ensemble. Alors, on prend des rendez-vous. Ok, ça ressemble à de la mise en œuvre alors qu’on a pas finit l’étude, mais si on veut pouvoir planifier et budgéter il faut bien se parler et se mettre un peu en ordre de marche.

Des métiers d’art, de la signalétique qui guide le visiteurs, et des espaces aménagés où les artisans d’art pourront trouver un espace de travail (type jardin des arts). On peut commencer à réfléchir et on cherche à agir là où il y a une opérationnalité immédiate : signalétique, Voie de Thame, mobilier urbain.

Anne Leboucher, la Directrice du Pays Périgord Vert est passée pour nous donner des nouvelles des financements. On apprend qu’on ne pourra pas accéder au contrat de dynamisation (inventaire des fiches projets bouclé), et qu’il nous faut déposer dans les 10 jours une demande de Leader en émergence pour la partie 2 (réalisation) en mode projet global, dépendant et conditionné par le boulot qu’on est en train de mener (les actions et leur coût) et aussi, faire passer en programmation la phase d’étude, et donc refaire le document qui est raconté en début d’article.

Et c’est reparti. On court après le temps. Ce qui va être un tout petit peu épineux ça va être d’avoir des montants pour certaines actions, mais visiblement on peut avoir des montants estimés en phase projet émergent. Une autre difficulté apparaît, il faut que le conseil municipal délibère favorablement pour faire la demande. Aïe, c’est quand ? Il y a une commission finance le 25 avril, on se dit qu’on peut préparer un document simple pour que Jean puisse présenter efficacement le projet aux élus. Une partie du travail de la semaine qui vient, donc.

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Resson


Ça bosse, ça bosse. L’équipe (Christian et Marlène) travaille sur le contenu, l’écriture du synopsis pour Òc télé. Le fil narratif se précise : une jeune femme Élise revient sur ses terres et retrouvent ses racines, au fil des rencontres liées au monde de l’agriculture, elle trouve une langue, et retrouve une culture.

C’est un travail, en cours, ça va bouger, on le sait bien. Et on commence à penser à des sources de financements complémentaires.

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Une Maison pour l’occitan


Voilà, plusieurs semaines, voire plusieurs mois qu’on se « rate », et ils se demandent si on est toujours là, présents. On comprend qu’il y a comme un trou dans nos transmissions d’infos, Christian était le seul à recevoir les mails et ignorait que de notre côté rien ne nous était envoyé. Bon, une fois tout ça dépassé, on finit par se voir et se dire un peu où on en est, chacun de notre côté.

Pour eux, il y a du nouveau; côté école, ils ont une proposition de location pour l’école des Barries, ça reste cher mais ils n’ont plus vraiment le choix, ils doivent partir, ils comptent donc sur l’ouverture de nouvelles classes et sur un nombre plus important de forfaits scolaires, tout en sachant qu’avoir des profs restent une gageure : une sorte de pari sur l’avenir.

Ils partent le lendemain pour une tournée des projets un peu similaires en Occitanie, pour s’inspirer, se nourrir et se projeter. L’association se projette aussi dans son DLA. Ils sont en contact avec le chargé de mission, leur diagnostic va être fait, ce sera l’occasion de formuler leur attentes et besoins. Ils semblent encore penser qu’on pourrait les accompagner dans le cadre de ce dispositif. Nous on leur explique que ça dépendra vraiment de ce que dira leur diagnostic et que si nous ne sommes pas compétents pour les aider dans le besoin qui se fera jour, ce n’est pas grave, qu’on se fera un plaisir de les accompagner hors du DLA.

On leur propose par exemple de passer une journée avec eux pour réfléchir à des moyens pour partager leur démarche, la rendre visible, audible, compréhensible, la valoriser et pour peut-être travailler un argumentaire, un discours. Bon, en somme, à part le fait d’écrire des dossiers, on pense que le récit-action pourrait les aider, mais on y va doucement.

On rentre au bureau en se disant qu’il nous faut être plus présents, plus proches. Et puis, aussi, que leur énergie est belle, que leur engagement pour l’occitan et notre culture est plus que remarquable, qu’on aimerait beaucoup pouvoir les aider et faire que toutes ces envies se voient concrétisées.

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