Rouffignac, l’espace mémoire mémoire du 31 mars 1944

Lorsque nous sommes entrés dans le bureau de Raymond Marty, le Maire de Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac, à la fin du mois d’août 2018, nous ne savions pas que cette municipalité ferait la pari de nous embaucher pour les accompagner dans le mise en œuvre générale de leur projet d’Espace Mémoire.

Nous ne savions pas non plus, que par l’entremise de ce Village martyr mais résistant et résiliant nous allions plonger dans un vécu hors du commun, et que nous ne serions plus les mêmes au terme de cette expérience.

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Tout a commencé par la commande d’un film qui restituerait la mémoire des habitants de Rouffignac,  ceux qui ont vécus l’arrivée de la Division Brehmer le 31 mars 1944, qui ont dû partir de chez eux et voir le soir même leur village et leur maison brûler.

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D’une séance collective en entretiens individuels, nos anciens ont pu raviver leur mémoire, faire renaître les souvenirs.

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Nous les avons écoutés nous raconter cette matinée où il a notamment fallu quitter l’école, prendre le strict nécessaire. Ils nous ont dit leur vécu, ce qu’il leur reste de souvenir de cette journée. Le film présenté dans l’espace mémoire est aujourd’hui le dépositaire et le témoin de cette mémoire.

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Nous ne nous en tenons pas là.


Nous proposons à la Petite Graine et à Bruno Cozanet Conseil de travailler avec le lycée Léonard de Vinci à l’installation, dans une maquette de Rouffignac (œuvre de Monsieur Seyrat), de diodes qui manifestent les lieux de vie et de mémoire du Village et sont reliées à des images d’archives que nous pouvons voir de façon synchronisée.

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Il est aussi question du contexte historique à cette journée : la Résistance, sa répression et le passage de la division Brehmer en Dordogne. En compagnie d’Anne Auzal, notre graphiste pour cette mission, nous travaillons à la conception et à la réalisation de l’interprétation du contenu historique délivré par la Centre Départemental de la Mémoire.

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Pour compléter et donner à se plonger dans cette période et peut-être dans la peau d’un résistant, une vitrine est consacrée à l’exposition d’objets d’époque liés au maquis; conteneur, armes, bons de rationnement, etc. Ici, c’est Olivier Peny de l’association La mémoire de nos pères qui est à la manœuvre.

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Six mois de travail et un défi incroyable relevé : passer des gravats et des parpaings à une inauguration en fanfare. Ce projet aura rassemblé bon nombre d’acteurs et partenaires : collectivités, associations, habitants, entreprises, tous incarnés par des personnes, des « vrais gens » investis, impliqués, qui ont eu a cœur de rendre ce projet possible, de lui donner vie, le voir se réaliser. Ils portent aujourd’hui leur fierté.

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Ici, nous renouvelons nos remerciements à toutes celles et ceux qui ont participé, donner de leur temps et de leur énergie : Dominique, Christian, Bruno, Lucien, Jean-Paul, Alain, Lucien, Sylviane, Daniel, Anne, Julien, Olivier, Pierre, nous en oublions… Et nous saluons tout particulièrement l’équipe municipale qui nous a fait confiance et aura témoigné d’une présence sans faille tout au long de l’aventure. Enfin, notre plus profonde gratitude est pour Raymond Marty, dont nous tenons à saluer le calme, la diplomatie, et surtout la détermination.

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