Semaine 22_ Où on réfléchit à ce qu’on mange

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Quoique tu veuilles ou rêves d’entreprendre, commence-le, il y a dans l’audace, du génie, du pouvoir et de la magie.
Johann Wolfgang von Goethe.

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Souveraineté alimentaire en Périgord



Vendredi 31 mai

On en parle depuis longtemps, on développe du propos, du discours parfois.

Hier, Bernard Bianchi nous disait : « vous voulez partager ce projet de souveraineté alimentaire, de mise en place de circuit-court ? C’est un projet qui me tient à cœur et depuis longtemps. On y travaille ensemble ? ». Nous lui répondions, bien sûr !

On le sait, on le sent, on veut pouvoir s’engager sur cette voie. Celle qui dit : on reprend la main sur ce qu’on mange. C’est une des bases de notre quotidien ; ce que nous avalons nourrit notre corps, notre esprit, notre élan vers demain. Alors, nous devons pouvoir le faire du mieux possible.

Ce que nous sentons aussi, c’est qu’avec cette notion de retour à une conscience et une maitrise de notre assiette, il y a comme une idée de résistance. Et participer à l’organisation d’une résistance rurale devient pour nous fondamental, essentiel.

C’est parti, on réfléchit ensemble à comment on peut s’y prendre. Parce qu’il y a tout de même un petit hic dans notre affaire ; nous ne sommes ni maraîcher, ni éleveur, ni scientifique, ni technicien agricole. Ça commence mal. Qu’à cela ne tienne, nous avons envie de croire que nous avons des choses à apporter : une attention portée aux acteurs et à leur mise en relation, un certain sens de la compréhension des contextes, une capacité à partager, transmettre, trouver du commun, et surtout une envie de raconter nos terres et les initiatives qui s’y déplient.

Aujourd’hui nous sommes quatre autour de la table ou presque ; Anna Matard, amie de Bernard et consultante, au téléphone travaille avec nous aux fondements de notre démarche.

Nous partageons nos conceptions, nos motivations, ce qui nous anime. Nous parlons aussi de nos façons d’aborder la question et des actions que nous pourrions mener.

Et lorsque nous abordons les premiers pas, on se dit : « ok, trouvons un territoire ». Réflexe de « chargé de projet ». Mais finalement on se dira « trouvons plutôt une initiative », rencontrons ses porteurs et discutons avec eux. Pourraient-ils accueillir notre envie, accepteraient-ils qu’on s’immerge dans leur milieu, peut-être qu’ils y soient nos guides ?
Et qu’en retour nous puissions nous joindre à eux, et peut-être travailler à leurs côtés ?

Prochain acte, aller sur les terres périgourdines, rencontrer, discuter avec des producteurs, des distributeurs, des élus, des techniciens, etc. Commencer l’immersion et se nourrir. Il y a fort à parier que tout est déjà là. 

À suivre.
 

 


 

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