Semaine 25_Où on arrête de chômer (miladius)

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Cette semaine on apprend que les chômeurs n’ont qu’à bien se tenir.  Ça suffit de chômer dans les chaumières. Faut que ça re-start, la sart-up nation. Tenez-vous le pour dit et estimez-vous heureux : le prochain coup je vous file à bouffer tous crus à l’oncle Uber. Et rira bien qui trimera le dernier. Z’avez compris, les Gaulois ?

Et puis c’est bientôt les vacances, tout va bien se passer. Pensez à vous détendre, à vous amuser, à consommer un peu. À être heureux quoi.

Allez mince, quoi, allez. Allez…

Allez !

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AMI Innovation sociale


On est grave à la bourre. Surprenant hein.

Après deux ans de projet, il nous reste 4 ou 5 journées pour boucler le rapport. Ligne morte le 30 juin. Rien ne s’est déroulé comme prévu. Ou presque. On dispose d’une base de données, de plus de 200 entrées qui disent chaque mouvement qu’on a esquissé depuis le début de l’aventure, chaque réunion, chaque temps de travail, date, quoi, qui, avec qui, pour quoi faire, combien de temps ça a pris et tutti quanti. La classe. Super, oui mais maintenant : on l’exploite comment ? On veut lui faire dire quoi ?

Qu’à cela ne tienne, comme on est créatifs et qu’on manipule plein d’outils, on se dit : « On va le passer en mode graphique, cartographier l’action dans le temps. »

Faire parler la donnée quoi. Ouais 🙂

Allez, sitôt dit, sitôt Daucy©, j’empoigne la base, je sélectionne ce qui m’intéresse en premier lieu, j’envoie tout ça sur ce bon vieux Gantt Projetc, (avec encore une pensée reconnaissante pour les auteurs de logiciels libres) et voilà ce que j’obtiens :

Ok.

Et on en fait quoi de ça ?

Sûrement quelque chose. Sûrement oui.

Allez, on y retourne, on a pas que ça à faire, faudrait boucler ce rapport. Faudrait y bosser un peu là.

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Ah, c’est sûr, hop, hop, hop, au boulot !

On chômera après.
Peut-être.

Et c’est sans compter sur les comptes, ceux de notre budget, qu’il nous faut avoir bouclé. Là, on y est, c’est fait, les dépenses prévues honorées et les recettes attendues entrées. Un tableur excel, gentiment nourri tout le long du projet, montre toutes ces transactions.

Et pour le rapport ? et oui, alors, pour le rapport ? Que sommes-nous en train de faire, que cherchons-nous ? A rapporter, pardi,  le factuel, les faits, ce qu’il s’est passé, mais quand cette réalité se traduit par près de 220 entrées dans une base de données et par des dizaines et des dizaines de documents (compte-rendus, schémas, documents préparatoires, feuilles de route, questionnaires, tableaux, croquis, etc) c’est à en perdre son latin.

Trop, trop de tout, nous croulons sous les données, les documents et les souvenirs, les pensées et les réflexions.

Et il reste 5 jours, qu’à cela ne tienne, cette manip vers gantt, nous amène un sacré éclairage, on y voit les périodes s’articuler les unes aux autres, les objectifs et les actions qui leur sont dédiées s’inscrire dans le temps.

On se détermine des entrées pour parler de la structuration et de l’expérimentation, et on s’y remet. C’est pas encore fini.

Écrire, écrire, écrire.

Tenir.

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Écriture d’un projet culturel en Périgord-Limousin


Mercredi 19 juin

En Périgord-Limousin, les élus ne chôment pas, ils sont réunis en Conseil communautaire et s’apprêtent à vivre toute une soirée de décisions, de validations et de votes.

Avant, nous sommes chargés de présenter la démarche de concertation que nous avons menée auprès des acteurs de la culture de leur territoire. Ce travail devait conduire à l’élaboration d’un projet culturel de territoire, il aura montrer qu’un tel projet devra passer par des actions qui viseront à poursuivre les temps de rencontres entre acteurs et la collectivité, à chercher des espaces de coopération, d’opérations à partager, à réaliser ensemble, et à mettre en place un service de la culture au sein de la collectivité.

Notre intervention auprès du conseil fait état de ces éléments pour poursuivre le travail de prise en compte du fait culturel sur et pour nos territoires ruraux et pour que la collectivité puisse trouver un positionnement qui l’amène à répondre à son besoin de cohérence et d’harmonisation du service qu’elle se doit de rendre aux habitants.

Ce n’est qu’un début.
Les graines sont semées sous l’impulsion d’une poignée d’élus (Nathalie, Patrick, Thérèse, Raphaël) très opiniâtres. Nous leur espérons les meilleures conditions pour qu’elles germent et s’épanouissent.

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