Semaine 27_Où on regarde les apparences

 

Michel Serres. Le gaucher boiteux. Puissance de la pensée

 
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itinérance nontonnaise


Jeudi 4 juillet

des ruelles, des volets, du soleil, des marches, des enfants, un chat

il fait chaud, on marche, on fait le tour. on note

on revit l’expérience de la balade nontronnaise pour la… on les compte plus, et on s’en lasse pas.

qu’est-ce qu’on regarde, qu’est-ce qui nous appelle ? qu’est-ce que ça nous dit ?

on était là pour préparer un cahier des charges.

pour la réalisation de signes/jalons de la visite de la ville et ce par les artisans d’art.

Nous aurons fait croitre notre goût pour la ville, notre plaisir à la voir. Notre envie de la raconter.

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Plan de vol |Itinérance nontronnaise

La création d’un « signe » pour guider le visiteur (ou selon certains, pour le perdre) dans la citée est une action qui se situe elle-même dans un axe de travail du projet intitulé « valorisation de la démarche métiers d’art de Nontron ».

Il s’agit là d’accroître la réalité physique d’une ville de métiers d’art, faire en sorte  que l’artisanat d’art ait une place de plus en plus importante dans la ville, et même une (ou plusieurs) fonction(s) : ici guider une itinérance. Une déambulation.

Les prévisions actuelles racontent que, une fois le cahier des charges écrit, l’été sera une période de conception de ce signe. Sa réalisation quant à elle, le travail dans les ateliers, devrait débuter à l’automne. Idéalement, l’objectif est que cette signalétique soit en place au début de l’été prochain.

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Nontron rencontre Rouffignac


Vendredi 5 juillet

Un petit groupe de leurs élus, se sont retrouvés aujourd’hui, pour déjeuner ensemble, faire un peu connaissance, parler de leurs vécus, de leurs expériences.
Nous sommes avec eux. Présents. Nous partageons avec ces deux villes, des projets « cousins ». Des projets qui cherchent à montrer une réalité, à rendre visible ce qu’il peut y avoir derrière les apparences. Nous cherchons des actions à mettre en œuvre pour faire opérer cette translation, ce passage de l’immatériel au visible, au préhensible. Cela pourrait s’appeler valorisation du patrimoine, médiation, interprétation, ça pourrait aussi s’appeler mise en récit.

Ici, à Rouffignac, une ville à l’architecture atypique, que certain peuvent penser « sans intérêt », peut-être même « moche » dans un Périgord noir si « authentique ».  Et surtout un passé, une histoire ; l’incendie de la ville par la division Brehmer le 31 mars 1944. Fait historique qui se raconte dans un Espace dédié à cette mémoire et qui permet de comprendre, d’embrasser les événements qui ont amené ce bourg et ses habitants jusqu’à aujourd’hui.
Fait, qui nous permet de traverser les façades et de pouvoir les regarder pour ce qu’elles sont : un témoignage. Pour y voir une marque, un caractère.
Peut-être une facette de leur identité.

Là, pour Nontron, une ville que l’on dit « du nord », où il « ferait froid », où il n’y aurait pas grand chose à faire. Une ville aux ruelles étroites, aux abords rudes et escarpés et qui ne se donne pas tout de suite. Une ville qui semble endormie, aux boutiques fermées, aux maisons à vendre. Mais une ville qui se dévoile verdoyante, luxuriante, qui se montre étonnante, surprenante dans sa physionomie, son paysage, son passé industriel et ouvrier et dans son présent aux savoir-faire précis et précieux.
Comment, pour Nontron, traverser son apparence pour l’assumer comme sa marque, son caractère ? Et comment traduire cette métamorphose ?

Cette rencontre éveille les intérêts de chacun, nous y voyons une porte s’ouvrir pour nos territoires ; une ouverture sur des perspectives d’actions, peut-être sur plus de prospérité.

2 Replies to “Semaine 27_Où on regarde les apparences”

  1. Hey merci !
    C’est un peu fou : deux ville en apparences « pas terribles » (?) « moches » (?) « bof » (?)
    Enfin comment dire ? Comment les qualifier ?
    Et tant d’histoires à raconter.
    Et tant de sens véhiculé.
    Et tant… de beauté en fait.
    Curieux la vie.
    Malicieux même, parfois.

  2. Mais oui, tellement belles dans leur simplicité.
    Croiser ces endroits aux passés presque incroyables, les rencontrer, en traverser la surface; quelle chance.
    Il y a dans ces expériences quelque chose de l’inouï, du merveilleux, presque un conte à vivre.
    L’histoire est là.

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