Vivre et coopérer au Pays

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Depuis le 1er juin 2017, nous sommes « en expérimentation ».

Un axe de travail principal : recueillir, partager, faire converger les différentes visions possibles d’un même territoire ou d’un même projet.

Mais aussi chercher à répondre aux problématiques récurrentes des territoires ruraux : trouver leurs identités dans des contextes de recompositions territoriales, et décliner ces identités dans leurs politiques sociales, culturelles, touristiques ou économiques.

 

Narration territoriale et tourisme expérientiel

C’est sur les notions de narration territoriale et de tourisme expérientiel que portait principalement notre projet d’expérimentation.

Ces axes de travail nous ont amenés, à travers nos métiers respectifs, à nous interroger sur le récit, les différentes façons de le construire et l’impact qu’il peut avoir sur le réel.

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Générer du récit


Pour faire société, pour faire territoire

Le récit est une des formes les plus appropriées pour transmettre une idée, un regard sur le monde, un point de vue, un engagement.

Des textes fondateurs religieux jusqu’aux romans nationaux, en passant par de grands auteurs engagés, les récits façonnent la perception de notre contexte, nous projettent dans une lecture de la réalité. Certains iront jusqu’à penser que la compétence de l’Homme à se projeter en société tient dans sa capacité à croire dans les récits.

Pour dire et faire le monde

Ils sont parfois annoncés comme tels, dans des romans, des salles de cinéma ou de théâtre. Nous les acceptons et nous permettons d’y croire, au moins le temps de la lecture ou de la séance. D’autres fois, ils nous sont livrés sans dire leur noms à travers la publicité, l’information, les médias. La communication est devenue story-telling. Tout le monde raconte des histoires. Tout le temps.

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Les récits peuvent transformer la réalité


Pour des territoires ruraux acteurs de leurs propres destins

Il nous faut donc, nous, territoires ruraux, créer nos propres récits, raconter nos territoires, leurs traditions, leurs rapports au monde, mais aussi leurs combats pour maintenir une vie sociale et économique sous des hospices métropolisants et globalisants.

Nous pouvons aussi raconter les initiatives multiples, soutenues ou non par les politiques publiques, raconter une forme de réconciliation entre les citoyens et les pouvoirs publics, peut être même de nouvelles formes de coopération.

Écrire aujourd’hui la mémoire de demain

Nous pourrions le raconter jusqu’à ce que cela deviennent vrai, jusqu’à l’inscrire dans la mémoire de nos enfants. Jusqu’à ce que ça « fasse culture ». La culture de demain. Car oui, notre culture dit qui nous sommes, aux autres comme à nous même. Elle conditionne aussi, au moins en partie, nos façons d’agir et de réagir.

Bonne nouvelle : la culture, ça se réinvente en permanence.

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Une offre d’accompagnement


Affiner nos visions et agir en conséquence

Concrètement, l’offre d’accompagnement consiste à être au plus près des équipes projets afin de développer et de soigner au maximum les questions de partage de visions, de stratégie, d’animation de réseau, de rédaction, de communication interne, de planification et de suivi.

Une compétence globale sur les projets de territoires

Nous pouvons accompagner tous types de démarche, même si nous avons des affinités particulières avec les domaines de la culture, du patrimoine, du tourisme, des sciences sociales, de l’audiovisuel et du cinéma.

Nous avons également un réseau de partenaires avec lesquels nous pouvons envisager sereinement les questions liées au numérique et à la communication.

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Articuler des actions autour de visions partagées


De la vision vers l’action

Nos 18 mois d’expérimentation se sont également accompagnés d’une réflexion pratique autour d’un projet mené par le Parc naturel régional Périgord-Limousin : la mise en place d’un Projet Alimentaire Territorial (PAT).
Nous avons plus particulièrement travaillé sur les questions de partage et de valorisation du projet.

Attractivité et cohésion

Ce travail nous a permis de formuler la problématique à laquelle nous chercherions, par la suite, à répondre : Comment partager les différentes visions d’un projet, d’un besoin, des réponses à y apporter ? Comment le faire à tous les niveaux, depuis l’institution jusqu’aux acteurs de terrain – et vice-versa – ? Comment s’appuyer sur ces visions partagées pour les transformer en une action comprise et soutenue par tous ? Comment nous organiser pour avancer, ensemble, dans l’intérêt général ? Comment articuler au mieux nos besoins d’attractivité et de cohésion ?

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Faire en conscience des choix partagés


Place à la parole publique

Si nous prétendons agir selon une vision partagée, ou des visions partagées, il nous faut d’abord recueillir ces visions, aller les chercher, et les diffuser au plus grand nombre : les partager. Bien sûr.

Nous proposons de procéder à des séries d’entretiens auprès d’un nombre d’acteurs suffisamment important et représentatif : élus, techniciens, habitants, acteurs économiques, associatifs, touristiques, culturels, etc.

Ces entretiens pourront être, dans un premier temps, publiés sur un espace internet dédié, et diffusé à l’aide d’outils de communication numériques ou papier. Une « place publique ».

L’idée ici : que chacun puisse avoir accès à la pensée de l’autre, à son positionnement politique ou philosophique, mais aussi à sa vision technique du projet, du problème, de la situation.

On crée, ou on alimente, un débat public sur l’avenir de nos territoires.

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Mise en place et animation d’un espace internet dédié


Un blog

Le blog sera l’outil principal de diffusion, de communication et de coordination du projet ou de la démarche. C’est un outil qui, au sein des stratégies de communication, a souvent pour fonction de trouver des façons moins formelles de communiquer.

Un esprit, une communauté

Le blog, associé aux réseaux sociaux, est un outil qui a également pour fonction de « créer de la communauté », de générer un sentiment d’appartenance à un groupe donné, par ailleurs levier important de marketing.

Nous n’avons rien à vendre, mais l’esprit de communauté, le sentiment d’appartenance à un territoire, et aux réseaux d’acteurs qui le font vivre nous seront précieux si nous parvenons à les développer.

Une communication non institutionnelle

Cet outil nous permettra de relayer de l’information auprès des différents acteurs du territoire, les différents partenaires de la démarche, mais aussi vers l’extérieur du territoire.

Il aura l’avantage de n’émaner directement d’aucune structure publique et pourra, de ce fait, adopter des lignes éditoriales plus libres, sur le fond comme sur la forme. L’idée ici : désacraliser le débat public, le rendre vivant, transparent, intéressant.

Un outil de mise en récit

Le blog est, par essence, un outil de mise en récit. Il est souvent utilisé pour raconter des expériences particulières, des voyages, des expatriations, transmettre du savoir, du savoir faire, des points de vues. C’est l’outil idéal pour quiconque a quelque chose à raconter.

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Création de contenus dédiés à l’animation et à la communication du projet


Créer de la périodicité, du rythme, de l’intérêt

Bien sûr, lorsqu’on se dote d’outils de communication, l’écueil principal demeure la création des contenus. C’est un travail qui demande du temps et une certaine rigueur. Ici, nous assurons ce travail. Et tout ce qui se passe, au quotidien au sein du projet, est matière à venir constituer ces contenus.

Rédaction d’articles

Les premiers articles publiés pourront être les premiers entretiens réalisés. Très vite, des problématiques se dégagent et donnent une nouvelle matière à éditorialiser, thématiser, regarder émerger le commun. Les actions menées dans le cadre du projet font également l’objet d’articles.

Réalisation de vidéos et de reportages photos

L’image, à travers la vidéo et la photo sera présente tout au long de la démarche. Elle aura pour fonction de communiquer, de raconter, mais aussi de documenter, de garder des traces, de les ranger et de les rendre accessibles : les archives du projet – elles mêmes objets de médiation de la démarche.

Elle pourra avoir des formes variées, plus ou moins évoluées, du simple rush, jusqu’au film documentaire, en passant par le clip ou le reportage.

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Planification et suivi


Plan de vol

Le plan de vol est un diagramme de Gantt.
Les actions et tâches à mener y sont placées en début d’accompagnement de manière théorique puis sont suivies régulièrement et, le plus souvent ajustées au fil du temps.

Cet outil permet de projeter son action dans le temps selon un ou plusieurs scénarios tout en la suivant à l’instant T.

Utilisé de concert avec d’autres outils d’analyses (Business model canvas, diagnostic AFOM, carnets de bord), il permet d’avancer au quotidien avec des objectifs clairs et une stratégie pour les atteindre. Mais surtout, il offre l’opportunité de les réorienter en permanence, à court, moyen et long terme.

 

Carnet de bord

Le carnet de bord est un outil simple. Il se réalise à l’aide de l’agenda du/des porteur(s) du projet.
Les points saillants sont relevés, notés, analysés. Ils sont ensuite retravaillés en cabinet afin d’alimenter et d’affiner en continu :

  • Les aspects stratégiques du projet, les opportunités, le positionnement, l’apparition de nouveaux enjeux ou l’émergence de nouveaux objectifs ou la réorientation d’une stratégie.
  • Les aspects opérationnels, comme la planification des tâches. A ce titre, il constitue la matière pour alimenter le second outil : le plan de vol.

De plus, il constitue, avec le temps, un outil de suivi et d’analyse du projet. Il peut aussi être la matière première pour la rédaction des bilans d’activités.

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Analyse stratégique


Des outils supplémentaires sont utilisés tout au long de l’accompagnement, dans un aller-retour permanent entre séquences de travail et temps d’analyse en cabinet.

 

Diagnostic permanent AFOM

La grille AFOM (atouts, faiblesses, opportunités, menaces) est traditionnellement utilisée à des fins de diagnostic. Ici, elle est régulièrement remobilisée et confrontée aux travaux de suivi et de planification des actions, dans une démarche de « diagnostic permanent ».

 

Business model canvas

Cet outil a pour vocation de poser les bases du modèle économique d’un projet, d’un produit ou d’un service. Nous l’utilisons dans ce but, mais aussi dans celui d’observer et d’analyser une action dans son environnement économique et partenarial. Là encore, nous ne contentons pas de mobiliser l’outil à un instant T, mais nous pouvons y confronter les éléments issus des carnets de bord et des plans de vol tout au long de l’accompagnement.

Nous proposons ainsi aux équipes projets un regard stratégique, à court, moyen et long terme, afin de mieux ajuster les actions et les prises de décisions au quotidien.

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