Itinérance nontronnaise

 

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À l’origine il y a la ville de Nontron. Escarpée, sinueuse. Verte, luxuriante. Millénaire. Un peu en recul aussi, en questionnement sur son avenir. Une ville à la campagne dans une époque incertaine, celle des métropolisations et de l’ubérisation.

Nous sommes en Périgord Vert. An 2019. L’année où Nontron décida que l’avenir, ce n’était pas ce qui allait lui arriver, mais ce qu’elle allait faire. Et l’avenir allait confirmer : les territoires qui feraient ce choix reprendraient un souffle précieux.

À l’origine il y a un groupe d’hommes et de femmes, engagés pour Nontron. Et il y a leur envie de la faire découvrir, d’y faire venir et d’y accueillir du monde. Il y a leur commande à La Botte Paille, agence de développement local : créer une itinérance au sein de la citée, une manière de la faire visiter.

Il y a ce soir d’hiver où nous pénétrons, pour la première fois, dans la salle du Conseil. Il y a les Nontronnais attablés, déjà en pleins débats.

Première rencontre, premiers échanges.

 


 

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« Une ville finit par être une personne »
Victor Hugo
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Nontron, capitale du Périgord Vert


Les territoires ruraux se vident doucement de leurs habitants, de leurs commerces, de leurs emplois, de leurs écoles, de leurs jeunes.

Nontron, et plus largement son bassin de vie, n’échappent pas à ce phénomène. Et si celui-ci ne date pas d’hier il n’en est peut-être que plus pressant aujourd’hui.

Il n’en n’est pas pour autant irréversible, et nul acteur sur ce territoire ne semble avoir l’intention de renoncer à inverser la vapeur. Les forces vives ne manquent pas, et le territoire, notamment à l’échelle intercommunale, travaille à formuler son projet pour retrouver du souffle.

La Communauté de Communes vient de subir un deuxième redécoupage, ou plutôt une nouvelle fusion, administrative, géographique, politique, économique. Elle hérite de nouvelles compétences, mais pas forcément des moyens pour les exercer. Il faut donc un peu de temps pour se réorganiser, mais la volonté est là et un travail sur le projet de territoire est engagé.

Dès lors, même si l’avenir demeure incertain, tous les possibles restent ouverts. On ne connaît pas encore précisément le projet de territoire qui sera formulé. On peut même être dubitatif sur la capacité de l’institution telle qu’on la connaît aujourd’hui à relever le défi avec succès. C’est permis.

Mais une chose est certaine : un territoire, quel qu’il soit, s’organise, se développe, vit autour d’une ville. Toujours. Et sur ce territoire, cette ville, c’est Nontron. Dès lors, sa vitalité et son attractivité vont dans l’intérêt de tous. Et ce n’est pas un hasard si, au cours de cette étude, nous avons rencontré un fort enthousiasme autour de l’initiative prise par Nontron.

Nontron doit donc bouger, se développer, se réinventer, se rendre attirante.

Se rendre attirante ? Pardon. Erreur. Nontron est déjà attirante. Et ce depuis des siècles. Ça aurait changé subitement ? On aurait oublié de nous prévenir ? Où bien est-ce simplement notre regard sur elle qui aurait changé ? Celui de ses habitants sur leur propre ville ? Sur eux-mêmes ?

Voilà que s’agrandissent nos pupilles.

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Attractivité


Il est ici question de créer une itinérance au sein de la citée. Il est question que cette itinérance s’adresse à un public de touristes.

Ce que ces touristes diront, à leur retour chez eux, de Nontron, du temps qu’il y ont passé, de l’expérience qu’ils y ont vécu, sera déterminant pour la suite. Sur leurs conseils, d’autres touristes viendront nous rendre visite, ou bien passeront leur chemin. On pourra concevoir tous les supports de communication qu’on voudra, cela pèsera peu à côté.

Bien sûr, on n’aménage pas son propre espace uniquement pour les autres. En tous cas pas ici. Ou bien nous avons mal compris. Le projet porté par la ville s’adresse d’abord aux Nontronnais. Et puis aussi aux futurs Nontronnais (qui d’ailleurs se trouvent peut-être parmi les touristes).

Et puis, ce que les Nontronnais, et les futurs Nontronnais diront aux touristes, mais aussi aux habitants des communes voisines, ou plus éloignées, du Périgord, des départements ou des régions voisines sera tout aussi déterminant pour la suite. Sur leurs conseils, d’autres personnes auront envie de s’installer ici, ou bien passeront leur chemin.

Dès lors, cela nous amène à nous demander : Mais que voulons-nous dire de nous-même ? Et ce projet d’itinérance, puisqu’il s’agit de notre outil de médiation, d’une façon de parler de Nontron, que voulons-nous lui faire dire ? Et quelle ambition lui confions-nous ?

Nontron s’est développé autour du Bandiat, est riche d’un passé industriel important, a vu naître, puis mourir des industries ? Feu, fer, forge. Puis des basket et même… des pantoufles ?

Bien sûr il faut raconter tout ça. Parce que ça dit beaucoup de la ville, de ceux qui l’ont peuplée, qui en on fait l’Histoire. Parce que ce sont des histoires et qu’elles sont intéressantes, que les publics, touristiques ou locaux en sont friands, que c’est le patrimoine matériel et immatériel de Nontron et qu’il s’agit d’une culture à partager et même d’une ressource stratégique, y compris en terme économique et touristique. Oui.

Mais des données manquent encore à l’équation.

 

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Réinventer Nontron


L’Histoire, la culture, les patrimoines, matériels et immatériels nous sont précieux pour nous présenter à l’autre. Ils disent qui nous sommes et d’où nous venons.

Mais, même s’ils peuvent y contribuer, nous y aider, servir de socle, ils ne suffisent pas à « dire demain ». Ni même aujourd’hui. Nous seuls, habitants de notre époque pouvons le faire.

Or, lorsqu’on parle de commerces et d’écoles qui ferment, de jeunes et de moins jeunes qui partent, c’est bien d’aujourd’hui et de demain que nous parlons. C’est la question d’une vie satisfaisante et attirante, ici, que nos posons. Et le passé ne suffit pas, à moins de s’appeler Lascaux ou Sarlat. Et encore.

Nontron est une ville verdoyante. Luxuriante. Dotée de magnifiques jardins qui constituent un patrimoine végétal et paysager de première importance. On y trouve des terrasses, vestiges d’une époque où produire une partie de sa nourriture était une réalité, autant qu’une nécessité. Nontron, ville nourricière. Ces mots ont quelquefois été prononcés ces dernières semaines.

Nontron, capitale du Périgord Vert, une oasis verte et de la nourriture qui pousse dans les rues. Une forme d’opulence pour l’époque qui se profile. Et si c’était ça, ou quelque chose comme ça que les touristes racontaient en rentrant chez eux ? Car manger devient une vrai préoccupation pour nous tous. Un vrai sujet de société. Un enjeu fort. Qui précède les peintures de Lascaux et cristallise aujourd’hui encore toute notre organisation économique et sociale.

Et l’artisanat d’art ? Une composante de Nontron. Une facette de son identité, de sa culture, de son économie. Dès lors, comment cette composante se manifeste t-elle dans la ville ? Et comment la manifester encore plus ? La rendre remarquable ? Attirante ? Pour le visiteur comme pour l’habitant ? Et puis, qui dit artisanat d’art dit aussi paysagisme, modelage du végétal, sculpture de l’espace.

Nontron, une ville du passé, certes. Mais surtout une ville du futur. Elle contient, en ses gènes, tous les éléments nécessaires à redevenir attirante, remarquable, innovante, exemplaire. D’ailleurs une simple balade en ville suffit à le comprendre.

Et c’est cette balade là qu’il nous faut créer.

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Plan de vol


 

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Carnets de bord

Le projet au jour le jour

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1er mars 2019


Amandine et Thomas viennent travailler à l’Escale, ils préparent le Copil de jeudi prochain à Nontron, le déroulé de leur présentation et revoient le contenu des 3 parcours.

Nous échangeons sur ces derniers, leur faisabilité, leurs impacts. Nous en arrivons à nous dire que le troisième, « Nontron légendaire », serait le plus propice pour démarrer un projet phasé sur plusieurs années; il développe une certaine originalité de médiation (faire l’expérience du patrimoine immatériel sur le principe du « livre dont vous êtes le héros »), et dans laquelle on peut ou pourra à loisir intégrer des thématiques fortes, comme celle du couteau.

Ici, l’idée est d’appuyer le parcours sur les ressources, le patrimoine immatériel, sur ce qui fait identité pour la ville. Le scénario demande un travail de verdissement et de nettoyage, un travail de consultation et d’implication des habitants (ça c’est pas un petit boulot), et de la signalétique, dans un premier temps.

On se dit qu’il pourrait aussi y avoir une sorte de prototype de support d’interprétation prêt pour cet été. Mais, pour le moment nous spéculons : il faut attendre que le Copil décide, fasse un choix.

Nous prévoyons d’appeler Jean pour lui proposer que la réunion du Copil de jeudi soit un dernier moment de consultation. Nous y présenterons les trois circuits possibles et travaillerons avec eux les avantages et contraintes. Ils pourront apporter leurs expériences du terrain et seront en mesure, à l’issue, de donner un maximum d’éléments. Nous ferons des synthèses qui aideront la Commune à décider en interne (groupe de travail resserré).

Nous essayons de caler un rendez-vous le 12 ou le 13 mars. À ce moment là, le parcours sera choisi et nous pourrons travailler ensemble aux éléments techniques nécessaires à la planification de la mise en œuvre du scénario. Ce sera l’occasion d’évoquer les impacts voulus sur le territoire, les partenariats à tisser depuis cette année, les contacts à prendre et les premiers acteurs à rencontrer pour mettre en partage le projet de Nontron. Mais aussi de l’inscrire dans un environnement déjà riche en offres et propositions touristiques (OT, CdC, Département, Superigueux….). Faire réseau, se mettre en lien, faire territoire.

Notre travail, une fois cette réunion passée et le passage de relais effectué entre l’équipe diag et nous, sera de prendre la mesure du projet retenu, de trouver sa faisabilité :  étude des besoins, budget et planification des actions. Il nous faudra être prêts pour faire voter l’engagement financier mi-avril.

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7 mars 2019


L’équipe a produit, comme prévu, 3 scénarios d’itinérance au cœur de la ville. Il est temps de les restituer, d’en choisir un et de passer à l’étape suivante : en étudier les modalités de mise en œuvre.

Dernier Comité de pilotage avant le choix par la Mairie d’un scénario pour cette itinérance. Amandine et Thomas présentent donc les trois voies possibles. Nous observons attentivement les trois propositions et chacun est invité à faire un retour sur ce qu’il pense, ce qu’il voit comme avantages et comme inconvénients.

Nous notons chaque interrogation, chaque remarque, chaque idée nouvelle.

Comme attendu, il nous est demandé  de synthétiser, croiser, hybrider les scénarios. Thomas, réfléchit déjà à une proposition alternative qui mêlerait thématiques porteuses, et originalité des supports de médiation.

Nous avons rendez-vous mardi prochain avec l’équipe municipale, là nous déterminerons ensemble le projet à mener, et nous pourrons ensuite travailler l’étude des besoins, des ressources et la planification pour la mise en œuvre du projet et ce dès 2019.

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12 mars 2019


Nouveau temps de travail pour Amandine, Élodie et Thomas. Aujourd’hui, il s’agit de conduire le groupe de travail resserré à la Mairie à choisir un scénario d’itinérance. Nous sommes partis la semaine précédente avec une demande d’hybridation de plusieurs scénarios. Thomas, fait donc une proposition un peu alternative, un scénario 4, qui consiste à reprendre la base du 3ème avec un peu plus de contenus historiques et une plus grande variété de supports de médiation (livre dont vous êtes le héros, énigmes, panneaux à, manipuler, etc).

Nous revenons sur des points essentiels d’objectifs pour garder en mémoire que ce qui sera choisi devra répondre à ces points : attentes, impacts, à l’interne et à l’externe, revalorisation de la cité et retombées économiques , publics, etc.

Et une fois ces points ré-évoqués et bien présents à tous les esprits, le groupe choisit d’aller vers une convergence des scénarios 3 et 4. Nous pouvons maintenant nous atteler à l’écriture de sa réalisation.

Nous avons trois semaines pour tracer le plan de mise en œuvre, avec étude des besoins, des ressources et phasage puis planification. Pour mener à bien ce travail, il nous faut faire un temps avec l’équipe 1 pour récupérer un maximum de données et prendre la mesure de ce qu’ils avaient vu, projeté dans leur écriture : les points emblématiques à travailler et les sources documentaires à intégrer.

On va donc voir Thomas puis appeler Amandine et enfin certainement demander à William de nous faire une ou deux cartes pour illustrer notre « plan de vol ».

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20 mars 2019


C’est à nous de jouer. Nous avons deux semaines pour faire une proposition réaliste d’actions à mettre en œuvre dès cette année, qui réponde enjeux et objectifs que se sont fixés le Copil et la Mairie, et puissent exister avec un budget relativement serré.

Alors, on voit Thomas, on fait un temps de travail avec lui sur les points d’intérêts à prioriser en ville. On joint Amandine et Élodie pour parler de leurs recherches et de ce qu’elles pourraient faire dans le phase 1 de réalisation.

Et on réfléchit. On pense, on réoriente un peu. On se donne rendez-vous avec Jean Lalanne mardi prochain. Il s’agira de lui parler de nos idées, de voir avec lui ce qu’il pense possible, de mener budgétairement. Selon nous, il faut « tout » commencer, donner à voir que ça bouge. Et chercher à optimiser les budgets déjà existants et les services en interne : faire travailler les agents avant les prestataires.

Aujourd’hui nous voyons trois axes de travail : l’écriture de l’histoire, l’aménagement de certains espaces et le partage de la démarche avec les acteurs liés au projet.

Voilà, il nous faudrait pouvoir détailler et chiffrer, même à la louche, pour pouvoir communiquer un premier budget à la Mairie. Et puis, ce qui va être important, c’est plutôt de voir avec eux les prochains temps de travail pour préparer cette mise en œuvre.

On a envie de travailler sur une histoire qui parlerait d’aujourd’hui, du contexte actuel et qui dirait Nontron se réinvente, retrouve sa valeur, s’appuie sur son caractère opiniâtre et courageux et se redonne confiance. Elle s’ouvre à de nouveaux horizons, des possibles qui disent : Ville nourricière, ville légendaire, ville liée aux éléments primordiaux (l’eau, le feu, les métaux), ville de métiers d’art.

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26 mars 2019


On partage la démarche, à l’interne, à l’externe, on fait des temps de travail, des réunions. On sait qu’il en sortira des visions plus précises du projet. Dans le même temps, on travaille à l’interprétation du matériau et à sa traduction pour arriver à une phase de réalisation en 2020.

La Commission Finance se réunit dans deux jours : on prépare un budget très prévisionnel qui récapitule tout ça et pose des chiffres « à la louche ».

Un autre temps est consacré à une balade dans la ville, on veut un peu voir de quoi il en retourne. On se rend compte qu’il n’y a rien d’extra-ordinaire au premier abord, mais que c’est peut-être là dessus qu’il faut parier, une ville ordinaire, dans laquelle il fait bon vivre. Une ville qui a un vécu, une histoire, des marques qui la rendent attirante parce que ce sont les siennes et qu’elle les porte aujourd’hui. Une ville qui peut aujourd’hui écrire ce qui la rendra extra-ordinaire. Le charme opère.

Enfin, un document s’ouvre sur l’établi de François, celui qui intégrera le rapport final : écriture du projet et plan d’actions. Alors, on repasse par les enjeux, par ce qu’on entend de nos contacts, on le mixe à ce qu’on a vu, ce qu’on comprend de cet endroit. On le regarde comme si nous étions des élus, que nous étions responsables d’un mieux pour cette ville.

Et on arrive à la planification, mais en gros ce qu’on se demande c’est : quel est notre prochain mouvement ?

On sait qu’il existe une envie de travailler sur un axe « jardins ». Nontron ville nourricière ? Ville luxuriante ?

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2 avril 2019


Une réunion avec l’équipe Mairie pour parler des aménagements paysagers prévus, des projets qui pourraient voir le jour en guise de prolongement à l’itinérance, et les premiers éléments de planification. On aura bien abordé tout ces points. Et quelques autres encore, notamment le fait qu’il y a un attente forte sur la présence des métiers d’art, et qu’on aborde souvent l’idée d’un projet global, qui s’intègre dans une vision globale avec une organisation globale.

On entend aussi et encore qu’il est attendu une première phase de réalisation de cette itinérance dès cette année. Restons attentifs : on comprend que nous avons a travailler sur deux axes, celui de la réalisation de l’itinérance et celui de la cohérence en terme de politique pour la ville.

Alors, on avance dans notre document en ce sens, on garde à l’esprit qu’il est important de répondre à l’équipe municipale, et qu’elle nous posent deux questions. Nous aurons donc deux réponses, qui s’articulent et dépendent l’une de l’autre mais deux réponses tout de même.

Et deux temps de travail :

– Celui dans lequel nous sommes et qui répond au cadre du Leader, une étude de la matière patrimoniale et historique pour une itinérance en ville et l’écriture et la planification du projet qui en découle

– Celui qui devrait advenir et qui nous permettra, si la Mairie le souhaite, de réaliser l’itinérance et de travailler à la vision globale et à des actions cohérentes pour la ville. Là encore, on revient à ce qu’on sait faire, écouter et aider. Entendre les difficultés et chercher à les dépasser. Trouver notre point d’intérêt, et on le trouve toujours dans les personnes impliquées.

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9 avril 2019


Nous passons deux journées entières et une soirée sur le dossier, entre les rendez-vous et les déjeuners, nous arpentons les rues, en long, en large, en travers, sous le soleil ou les nuages, à la tombée de la nuit, on (re-)découvre les rues, ruelles et places (chemin le long des remparts, jardins des arts, lavoir, allées de Bussac, vue depuis les marches du palais, etc.), et nos galeries de photos se ramifient.

Nous sommes à l’écriture du projet, et à sa planification. Le besoin aujourd’hui et pour la fin du mois : remplir le dossier de demande au leader pour pouvoir obtenir les fonds sur l’étude du projet. Il faut pour cela rédiger le contexte, les intentions, donner les objectifs et les actions et décrire les moyens mis en œuvre (humains, financiers). Là, c’est pas le plus difficile.

L’autre besoin, c’est de répondre au cahier des charges pour lequel nous sommes missionnés pour rédiger le projet et le plan d’actions. Autrement dit, la réalisation du scénario choisi en Copil.

À priori, rien de bien sorcier. À priori. Mais voilà, c’est sans compter sur le terrain et les personnes avec lesquelles on travaille, leur contexte, leurs enjeux, leurs besoins, leurs possibilités d’agir. Au cours de ces deux dernières semaines de nouveaux éléments entrent dans l’équation : une voie de circulation, celle de Thame, va être aménagée par la Mairie. Et puis, Anne, la nouvelle directrice du Pays Périgord Vert, nous informe que le Pays, à travers le Leader (ou d’autres dispositifs) ne financera pas d’impression de livrets ou de supports papiers.

L’intérêt de construire autour des métiers d’art nous est rappelé, leur valorisation, leur rayonnement, leur intégration. La Mairie insiste sur les notions de cohérence, d’aménagement de la ville, de vision globale, et notamment depuis l’entrée de la ville, un premier point à travailler pour donner envie, conduire le visiteur et son regard.

Au final, Il nous faudra peut-être nous construire un bateau un peu plus conséquent qu’un circuit en ville. On se le redit : cette itinérance semble une opportunité pour la Ville de se projeter dans un projet global et ambitieux.

Nos rencontres et rendez-vous prennent donc cette couleur, cette tonalité :

– Avec le PEMA, on aborde les besoins du projet, on discute de la place des artisans d’art (supports pour la médiation, support pour la signalétique, support structurant pour les espaces végétalisés), et on évoque le rôle qu’il peut jouer : ressource et lien aux artisans. Un temps de travail avec eux est prévu le 14 mai. Les invitations sont parties en fin de semaine. Et une réunion opérationnelle, une.

– Avec la Mairie, on évoque les possibilités de mise en œuvre, et ça commence par des rencontres et des temps de travail avec les partenaires. Il nous faut nous assurer que les actions déboucheront sur la valorisation des métiers d’art et sur un aménagement cohérent des sites du parcours notamment par le déploiement d’espaces paysagers. On réfléchit aux instances de travail, les différents groupes, on programme une journée de rencontre (le 2 mai).

Toujours avec la mairie, on prépare le rendez-vous avec l’ATD pour les aménagements paysagers de la ville. On se donne pour mission de transmettre au mieux les besoins en terme d’inclusion des métiers d’arts et on réfléchit avec eux comment les espaces aménagés pourraient mieux accueillir l’itinérance, y jouer un rôle.

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17 avril 2019


Nous avons plusieurs points à voir s’éclaircir. Il nous faut aussi donner à la Mairie une vision sur ce que nous sommes en train de faire, nous assurer qu’on va dans le bon sens, qu’on répond bien à leur besoin.

Nous commençons avec un temps de travail à distance avec la Botte de Paille pour préparer la réunion de vendredi avec la Mairie et qui a pour objet principal de finaliser la demande de financement Leader. Mais nous abordons également le scénario choisi et sa mise en œuvre. Nous revenons sur la question des espaces et des aménagements et notamment la voie de Thame qui fait l’objet d’une étude de la part de l’ATD.

Il nous reste encore à produire une liste d’aménagements simples à opérer sur le parcours. Bon, on décide d’y revenir et de faire le parcours et de tout noter. C’est reparti pour un tour, on arpente, on note, on grimpe, on glisse, et on est toujours autant subjugué par les petits coins à découvrir, les sentiers dérobés, les ruelles à l’ombre, et le vert, tout ce vert qui s’immisce partout. Nontron, une ville jardin ?

Comme on est sur place, on sollicite Jean et Frédéric pour un petit café. On se donne les dernières nouvelles, notamment à propos du rendez-vous avec l’ATD. Ensuite on se cale sur les prochains rendez-vous et temps de travail : avec qui et pourquoi faire ? On essaie de trouver du sens dans les actions à mettre en place, ne pas faire n’importe quoi sous prétexte de voir les acteurs; être précis dans nos intentions, dans nos besoins : l’ATD, le CPIE, les groupes tourisme.  D’un côté les acteurs de terrain, de l’autre les acteurs institutionnels – les référents de quartiers, les artisans d’art. Ça en fait pas mal.

Et quand on rentre au bureau on malaxe à nouveau tout ça. Ça en fait des espaces, des aménagements, des acteurs, des partenaires. Et surtout, des métiers d’art. On a à nouveau posé la question, et chacun est unanime : on doit à travers ce projet valoriser les métiers d’art (réfection du château et nouveau projet de structure pour le PEMA, Label Ville et métiers d’art, axe stratégique du Leader. N’en jetez plus, on a compris, on met en place le travail avec et pour eux).

Allez, on sait ce qu’on a à faire. On intègre cette vision dans le document, on planifie des actions, on liste les lieux et les aménagements. Voilà, on est pas mal, on réoriente : un projet qui s’appuie sur les espaces qui s’aménagent et qui sont stratégiques. On lance les actions métiers d’art. Pour l’itinérance, on met en place le groupe de travail « écriture ». Et pour chaque ligne d’action on travaille en groupe avec les partenaires ressources du territoire. Donc, premier travail : se voir, se parler et se mettre d’accord sur le comment on fait ensemble. Alors, on prend des rendez-vous. Ok, ça ressemble à de la mise en œuvre alors qu’on a pas finit l’étude, mais si on veut pouvoir planifier et budgéter il faut bien se parler et se mettre un peu en ordre de marche.

Des métiers d’art, de la signalétique qui guide le visiteurs, et des espaces aménagés où les artisans d’art pourront trouver un espace de travail (type jardin des arts). On peut commencer à réfléchir et on cherche à agir là où il y a une opérationnalité immédiate : signalétique, Voie de Thame, mobilier urbain.

Anne, la Directrice du Pays Périgord Vert est passée pour nous donner des nouvelles des financements. On apprend qu’on ne pourra pas accéder au contrat de dynamisation (inventaire des fiches projets bouclé), et qu’il nous faut déposer dans les 10 jours une demande de Leader en émergence pour la partie 2 (réalisation) en mode projet global, dépendant et conditionné par le boulot qu’on est en train de mener (les actions et leur coût) et aussi, faire passer en programmation la phase d’étude, et donc refaire le document qui est raconté en début d’article.

Et c’est reparti. On court après le temps. Ce qui va être un tout petit peu épineux ça va être d’avoir des montants pour certaines actions, mais visiblement on peut avoir des montants estimés en phase projet émergent. Une autre difficulté apparaît, il faut que le conseil municipal délibère favorablement pour faire la demande. Aïe, c’est quand ? Il y a une commission finance le 25 avril, on se dit qu’on peut préparer un document simple pour que Jean puisse présenter efficacement le projet aux élus. Une partie du travail de la semaine qui vient, donc.

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23 avril 2019


Une semaine mouvementée, durant laquelle le projet avance sur plusieurs « fronts ».

Celui des liens à l’extérieur :

– Au leader pour prendre connaissance des procédures à suivre pour les dépôts des deux demandes liées à notre projet (en programmation pour la phase d’étude et en émergence pour la phase de réalisation), ce qui nous conduit à rédiger une note qui détaille les actions, et les moyens pour la phase 1.

– Au PEMA pour avoir des informations sur les coûts à prévoir pour les interventions des artisans d’art. Temps de travail à reporter pour cause de congés.

– À l’Office du tourisme pour confirmer le rendez-vous du 2 mai.

– Au CPIE (Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement) pour voir quel partenariat pourrait être envisagé sur l’écriture du plan d’interprétation et de l’histoire à faire vivre dans l’itinérance.

Celui des liens à la Mairie :

– Une première fois, de manière informelle, avec Frédéric, le DGS, à l’occasion d’un retour sur les nouvelles concernant le Leader. On en profite pour refaire le point sur le besoin de la collectivité.  Elle cherche à formuler un projet global pour la ville et une phase réalisable en 2019.

– Et puis, une autre fois, plus officiellement mais très rapidement et au débotté, nous nous voyons pour faire un point rapide sur les demandes auprès du Leader et ce avec la comptable, pour parler de l’avancée de notre projection de mise en œuvre. Les axes de travail sont confirmés (valoriser les artisans d’art, aménager la ville, concevoir l’itinérance). Les étapes se dessinent : on commence par la voie de Thame comme site pilote du projet global qui reste une finalité de notre travail d’étude.

Celui du travail en interne :

On formule la synthèse de notre déroulé d’action pour le projet et on arrive à un document qui rassemble les axes de travail, leur phasage, et les modalités de mise en œuvre. La ligne s’écrit d’elle-même, un projet qui pourra se réaliser avec des acteurs ressources et des partenaires du territoire. C’est un peu ambitieux, pluridisciplinaire, et plein de transversalité, nous nous efforçons de penser les uns avec les autres et de garder une vision globale pour la Ville.

Nous savons que nous ne répondons plus depuis longtemps au simple besoin de mettre en œuvre une itinérance. Cette mise en œuvre est aujourd’hui intégrée, elle est une partie du projet. Les choses se sont décalées et ré-articulées au fur et à mesure des temps de travail avec le terrain. 

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Lundi 29 avril


Aurélie Brunat est paysagiste. Elle travaille à l’Agence technique départementale. Elle a été sollicité par la Ville de Nontron pour formuler des propositions d’aménagement de la Voie de Thame.

Ce matin, nous nous voyons pour aborder avec elle la question du projet d’itinérance de Nontron, et particulièrement le besoin d’intégrer l’artisanat d’art à l’aménagement de l’espace urbain. Nous sommes d’accord, et lui ferons part des informations que nous réunirons à ce propos, dans les jours et semaines à venir.

Au delà de la Voie de Thame, il pourra être intéressant de se poser la question à l’échelle plus large de la ville. Nous pourrons organiser une réunion, à ce propos et en présence de l’ATD, avec la Mairie et ses partenaires, probablement dans le courant de l’été.

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Mardi 30 avril


Un temps de travail téléphonique avec Thomas. On refait le point. Nous savons que les supports devront traduire un message, ce message sera révélateur de ce que Nontron veut dire au monde aujourd’hui: « je me réveille et j’ai de l’intérêt. Un intérêt sensible, un vécu, et j’ai quelque chose à vous faire vivre ». L’histoire qu’on écrira est, dans cette vision, un véhicule qui deviendra visible dans les supports. Leur forme, leur matériau, leur emplacement, sont liés à ce message et à ce qu’on va écrire et au travail de réflexion à avoir sur cette intention, voir cette ambition.

 

Jeudi 2 mai


10h00

Réunion avec les principaux acteurs du tourisme. En tous cas les partenaires institutionnels de la Mairie. L’office du tourisme, Présidente et salariées, ainsi que la Communauté de Communes, en la personne de son Vice président.

Il est question de leur présenter les avancées de l’étude, et de recueillir leurs points de vues à ce propos, ainsi que les points de connexions et de coopérations qui peuvent s’identifier entre ces différentes parties.

 

12h00

On fait le point en déjeunant avec Amandine et Élodie. Le gros morceau de notre semaine est de leur transmettre la matière suffisante pour terminer le rapport. Pour le moment, on est assez avancés sur les éléments de synthèse. Il nous reste, en revanche, pas mal de travail sur les aspects budgétaires. On a besoin, pour ça, d’un bon de temps de travail au bureau, et de quelques coups de fil. On y travaille.

 

14h00

Réunion avec l’équipe municipale en charge du projet. Nous avons besoin de nous entendre sur certains points. De préciser où sont les besoins réels, et quelles réponses ils pourront trouver dans le rapport. Il nous faut maintenant trouver une façon globale de positionner le projet à mettre en œuvre. Et également en prévoir un phasage un peu large, puis une première phase assez précise puisqu’il nous faut travailler sur le financement de cette première phase de réalisation.

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Nous voyons se terminer les rendus que nous devons pour la finalisation du rapport.

À partir du travail de Thomas sur la pré-interprétation et ses propositions d’outils et supports de médiation, nous établissons une estimation budgétaire. Nous proposons également un budget prévisionnel plus global qui permet d’envisager les besoins pour mener à bien ce projet. Et ce sur 2019 et 2020. Nous l’accompagnons de notre synthèse agrémenté d’extraits de notre plan de vol (gantt).

Synthèse qui en substance dit : on démarre par la voie de Thame, on l’envisage comme « site pilote », on met en place la démarche pour une signalétique en ville portée par les artisans d’art, et on monte la cellule d’écriture avec le CPIE. Pour le reste, on sait qu’il est bien trop tôt pour le manifester dans une projection méthodologique. Il faut commencer, se mettre en mouvement, l’avenir est à venir.

L’aventure continue.

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Mardi 14 mai 2019


Séance de travail avec les artisans d’art. À l’invitation du Pôle Expérimental des Métiers d’art, les artisans mobilisés en cette soirée ont pu prendre connaissance du projet. Ils sont peu nombreux à avoir été disponibles, mais qu’à cela ne tienne, leur présence est entière.

Myriam, élue et en charge du développement durable et Frédéric, Directeur général des services, leur expliquent le projet, et surtout exposent en quoi ils souhaitent travailler avec eux, et notamment pour :

– une signalétique le long du parcours; création et réalisation d’une « signature » pour la ville, un signe qui pourra être un guide pour la déambulation dans Nontron.
– des panneaux et autres supports d’interprétation de la ville, 
– du mobilier urbain et supports à végétalisation.

Un autre point d’intérêt pour la Ville est abordé, celui de rendre visible la diversité des métiers d’art. Nous devons donc réfléchir à un parcours qui pourra révéler cette richesse (diversités des techniques, des matériaux).
Les artisans sont prêts à prendre part au projet et à s’investir dans ces propositions. Ils demandent quelques précisions au sujet des délais et des financements pour se donner une idée du cadre à envisager pour leur intervention et ils sont d’accord pour être associés à la démarche et à la rédaction des cahiers de charges pour les différents chantiers.

Nous convenons, finalement, de faire un tour en ville pour repérer les lieux, s’inspirer peut-être. Un relevé de situation devrait ainsi voir le jour et donner lieu à un temps de travail qui nous conduira à la rédaction d’un cahier des charges.

La démarche est en marche 🙂

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Jeudi 16 mai 2019


Rendu et présentation du rapport à la Mairie.

Ce matin, La Botte de Paille rend le rapport de notre mission et présente le contenu du projet. Une itinérance en une douzaine de points d’intérêts, une histoire à écrire et voir se raconter au travers de la ville. Nous évoquons les possibles supports pour cette interprétation: application ou livret? Bien sûr, le coût ne sera pas le même. 

Nous rappelons également qu’il y a encore une étape dans la démarche d’élaboration qui réside dans l’écriture du contenu à lire sur les différents supports, cette phase dite de « traduction/médiation », premier travail, pourra être mise en œuvre par la cellule d’écriture.

La suite de la réalisation dépendra du lien et de l’articulation qui s’établira entre la cellule en charge du contenu et du/de la  graphiste en charge de sa traduction sur les supports (conception/création/composition/adaptation), ce travail conditionnera donc les choix et les coûts de ces supports.

Cette seconde phase de réalisation peut être également soutenue par le leader, nous décidons de les accompagner jusqu’à la présentation du projet. Pour cela, il faut revoir des budgets, rendre les dépenses plus lisibles. Et il va falloir aussi préparer un petit dossier « synthèse » pour le contenu. On voit Martin Crouzal jeudi pour s’assurer de la bonne direction de notre demande.  En somme, nous avons décidé d’être présents sur les prochains temps qui leur permette de mettre ne route leur projet. Et lorsqu’il n’auront plus besoin de nous, nous nous arrêterons.

Et pour information, nous avons appris par Aurélie Brunat qu’une démarche était entamée entre la Mairie de Nontron et le CAUE pour réfléchir à étude stratégique de rénovation urbaine. Une intention en entraine une autre, un pas vers sa réalisation ouvre des espaces de possibles. D’un chemin pour visiter la ville, voilà qu’une envie d’aménagement urbain et plus global se fait jour.

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Jeudi 23 mai


Nous avançons sur le chemin de la mise en œuvre, nous en sommes à l’écriture du plan de financements, nous savons qu’il nous est possible, dans la continuité de la phase d’étude, de solliciter le Leader. Pour ce faire, nous avons à monter un dossier pour passer le projet « en émergence » lors du prochain GAL et ainsi bénéficier des financements européens. Afin de préparer au mieux notre demande, nous participons à une séance de travail avec les membres de la Mairie actifs sur ce dossier et Martin Crouzal, chargé de mission Leader pour le Pays Périgord Vert.

Nous avons besoin de confronter notre projet au cadre d’éligibilité du Leader. Nous présentons le contenu des actions que nous nous voyons menées : la valorisation des métiers d’art et l’écriture de l’interprétation avec pour première étape le réhabilitation de la voie de Thame. Puis nous nous posons la question de l’outil qui sera support de la visite et la solution retenue est l’application mobile. Ce choix fait, nous abordons les données budgétaires du dossier, nous évoquons les potentiels co-financeurs et concluons la séance sur des répartitions qui semblent à tous réalistes.

Nous nous donnons une dizaine de jours pour remplir le dossier de demande. Il s’agit de reprendre les éléments de contexte, les enjeux et objectifs, de proposer un calendrier de réalisation, de prévoir des indicateurs de réussite et de présenter un budget équilibré avec des contreparties locales.

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Mercredi 12 juin


14h00

Nous avons rendez-vous devant la Mairie avec les professionnels métiers d’art pour faire ensemble le tour de la ville, repérer les lieux.

Lorsque nous arrivons il pleut des cordes, nous apercevons un groupe d’une douzaine de personnes, ils arborent impers, k-wais, parapluies et bottes, ils traversent à grands pas la place Agard, ce sont eux. Ils nous font signe de les retrouver au café en attendant le retour d’une éclaircie.

On se gare.

 

Le groupe se constitue

 

Autour de la table de nouvelles têtes, on se présente, on reparle du projet et de ce qui nous rassemble: concevoir un signe simple et contemporain, une signature pour Nontron, puis l’intégrer à des réalisations Métiers d’art qui seront installées de façon à guider le visiteur dans sa découverte de la ville.

Un coup d’œil par la fenêtre et nous y allons.

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On arpente, on observe, on partage nos visions

Équipés du plan du cheminement proposé lors de la phase d’étude du projet, nous convenons de traverser la dizaine de points d’intérêt de la Ville et d’y regarder où et comment pourraient être installés cette signalétique.
Nous notons également les endroits qui sont des passages, des espaces de circulation qui mènent d’un point à un autre.

Voie de Thame et son projet de réhabilitation, place Agard et l’Office du tourisme, rue du Grand-Puy Bayet et son décor « bord de mer », place du canton et sa vie de quartier encore perceptible, la place des Mobiles, les ruelles, les viaducs, les marches, la coutellerie, le château, escaliers, remparts, fontaines, jardins, Bandiat, vierge noire, usines, balustres, marronnier,…, ça monte, ça descend, c’est ça Nontron.

Quelque chose nous habite tous, ça se dit dans nos mots, ça se voit dans nos yeux. Qu’est-ce que c’est que ce ça ?

Une envie d’entrer dans ce tourbillon qui ne se donne pas au premier coup d’œil ?
Une sensation curieuse qui advient au moment où notre regard traverse les apparences ? au moment où des usines en ruines résonnent et nous font entendre les machines, les mécanismes, les rouages ou la fin de la journée de travail, le bruit des pas de celles et ceux qui retrouvent leur maison dans la ville basse, le bruit de leurs conversations, leur brouhaha plein de vie ?

Et on essaie de compter le nombre de signes nécessaires à la découverte de la ville.

 

Et maintenant, comment on avance ?

 

Notre balade se termine par un temps de discussion au PEMA, l’occasion de nous accorder sur les prochaines étapes: la création de ce signe/symbole et la rédaction d’un cahier des charges pour se lancer dans la réalisation des pièces. Chaque professionnel se verra confier la production d’un certain nombre de support pour ce signe.

Ils se donnent rendez-vous le 10 ou le 11 juillet pour mettre en commun ce qu’ils auront fait émerger comme idée et travailler ensemble à la finalisation du signe.
Le cahier des charges devrait se rédiger en parallèle.

Nous entrevoyons le démarrage de la phase de réalisation en automne.

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Jeudi 4 juillet


des ruelles, des volets, du soleil, des marches, des enfants, un chat

il fait chaud, on marche, on fait le tour. on note

on revit l’expérience de la balade nontronnaise pour la… on les compte plus, et on s’en lasse pas.

qu’est-ce qu’on regarde, qu’est-ce qui nous appelle ? qu’est-ce que ça nous dit ?

on était là pour préparer un cahier des charges.

pour la réalisation de signes/jalons de la visite de la ville et ce par les artisans d’art.

Nous aurons fait croitre notre goût pour la ville, notre plaisir à la voir. Notre envie de la raconter.

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Plan de vol |Itinérance nontronnaise

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Mardi 16 juillet


 

Plan de vol

La réunion de cette semaine marque la fin proche de l’écriture du cahier des charges ainsi que le début de la phase de conception du signe. Les artisans ont commencé à échanger des croquis, débattre, griffonner, reprendre. Ce sont ces premiers échanges qui ont permis de déterminer les derniers détails à intégrer au cahier des charges. Notamment sur des questions de formats : on passerait de pièces de 20 x 20 cm à des pièces de 15 x 30. Un format plus panoramique, en lien avec ce qui se profile au niveau du choix du signe.

La Mairie nous annonce que pour des raisons de dossier en lien avec l’État, elle devra absolument recevoir les devis avant le 31 juillet.

On valide également que la phase de réalisation en ateliers devrait débuter en septembre pour à peu près tout le monde. On garde donc l’objectif d’installer les pièces avant l’été prochain.

 

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