Rouffignac, l’espace mémoire du 31 mars 1944

Entre septembre et mars 2019, nous avons mené une mission pour la Mairie de Rouffignac : la création de son espace mémoire, dédié à l’incendie du village par la Division Brehmer, le 31 mars 1944.

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30 avril 2019


C’est bizarre Rouffignac.

En plein Périgord Noir, pays de villages typiques, aux maisons en pierre basses, trapues, écrasées par les ans, se dresse ce bourg presque neuf, symétrique, rectiligne, dans le plus pur « style années 50 ».

Ça dissone. Ça manque de charme, de caractère.

Enfin, ça dépend de la manière dont on le regarde. Car, de caractère, ses habitants n’en manquent pas, eux. Et c’est ce que nous avons découvert, qui nous a sauté au visage, qui nous a ébloui.

C’est dans les heures les plus sombres de l’Histoire que se déroule le « pourquoi » de ce visage atypique. C’est là que le destin d’un groupe d’hommes et de femmes traverse une aventure dramatique. Et c’est cette aventure qui en fait, aujourd’hui encore, une communauté soudée à travers les années. Nous le comprendrons en les rencontrant.

Le 31 mars 1944, la Division Brehmer, à la recherche de groupes de résistants, incendie totalement le village de Rouffignac. Celui-ci sera reconstruit à la fin de la guerre, mais lorsqu’on ignore cet épisode on peut facilement être surpris par cette « anomalie architecturale ».

Mais c’est aux Rouffignacois de le raconter.

Voilà. L’architecture pour le moins « banale » de Rouffignac n’est autre qu’une trace de la bravoure de ses habitants, dont aucun n’a parlé ce jour là.

La Commune avait depuis longtemps le projet de créer un espace mémoire afin de raconter cette histoire. Elle a pour cela, à l’automne 2019, fait appel à Occitània creativa.

Nous avons travaillé sur la scénographie du lieu, la collecte audiovisuelle de la mémoire des Rouffignacois qui ont vécu cette journée, ainsi que sur la conception graphique et le contenu des panneaux qui occupent les murs de l’espace.

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Lisez aussi :

L’incendie de Rouffignac par la division Brehmer

Le 31 mars 1944 au matin, la division Brehmer entre dans le bourg de Rouffignac, lance des tirs de mortier sur les habitations, pénètre dans les maisons, rassemble les hommes sur la place du village, les trie selon leur âge, d’un côté les plus de 50 ans, de l’autre, chargés dans des camions, les moins de 50 ans. Les enfants renvoyés de l’école Ce matin là, René Célérier, Christiane Gargaud, Jacqueline Delbut, Jacqueline et Paul Roger ainsi que leurs camarades sont installés depuis peu dans leurs salles de classes et démarrent leur journée d’école. Arrive Lire la suite

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Rouffignac, l’espace mémoire mémoire du 31 mars 1944

Lorsque nous sommes entrés dans le bureau de Raymond Marty, le Maire de Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac, à la fin du mois d’août 2018, nous ne savions pas que cette municipalité ferait la pari de nous embaucher pour les accompagner dans le mise en œuvre générale de leur projet d’Espace Mémoire. Nous ne savions pas non plus, que par l’entremise de ce Village martyr mais résistant et résiliant nous allions plonger dans un vécu hors du commun, et que nous ne serions plus les mêmes au terme de cette expérience. *** Tout a commencé par la commande d’un Lire la suite

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28 février 2019


On continue de « tisser » les fils de ce chantier, et ils sont nombreux : film, diaporama, panneaux historiques, vitrines, demandes de subvention, communication de l’inauguration. Et chaque fil est composé de nombreuses fibres, les personnes impliquées, les éléments nécessaires à récolter (fonds documentaires, entretiens, documents d’archives, textes, images), les différents supports à réaliser, puis leur installation.

Nous profitons d’un temps de travail avec Raymond (de façon un peu improvisée) pour nous dire où nous en sommes chacun de notre côté.

Pour la Mairie :

– Elle avance sur les demandes de subvention au Département, à la Région et au Ministère des armées. Dans la mesure où nous savons aujourd’hui que c’est la Mairie qui porte le projet de façon globale auprès des institutions, il faudra établir une convention avec le Centre départemental de la Mémoire (CDM) pour que les engagements de toutes les parties soient notifiés et permettre au CDM de participer financièrement comme le dit le budget prévisionnel.

– Raymond a trouvé des « baies vitrées » pour protéger les objets exposés de 2.40 en deux vantaux et qui fermeront à clef : idéal.

– Il n’y aura pas de conférence de presse. Nous travaillons tout de même sur un dossier de presse pour inviter les journalistes, et notamment France 3, à faire un reportage (on pourra confier à Simon la composition du dossier).

– Nous lui proposons également de lui faire une composition graphique pour les cartons d’invitation à l’inauguration qui reprenne les éléments graphiques de l’espace mémoire. Les cartons seront imprimés par leur soin puis diffusés selon leurs habitudes.

Pour nous et en général :

– Simon travaille sur l’écran d’accueil du diaporama, il a de très bonnes idées et il fait de nombreuses propositions de compositions qui sont très pertinentes, il y utilise des images d’archives et prend pour principe la déchirure d’un papier.

– Nous faisons le point sur tout ce qu’il nous reste à voir : la cohérence des textes historiques, l’écriture des fiches/notices pour les panneaux dédiés à l’histoire, les compostions des panneaux d’entrée et celui des suites/de la mémoire. Il faut faire le lien avec DG Néon pour les supports (panneaux et lettrage), et le planning de fabrication et de pose, peut-être reprendre les côtes exactes maintenant que le carrelage est posé, faire le lien avec Anne, notre graphiste, pour qu’elle intègre au besoin les ajustements.

Voilà, et au vu de tous ces points Christian se fait un planning, il a de nombreux chantiers à mener de front; l’organisation est donc au rendez-vous cette semaine.

– Le matériel de diffusion et toutes les connectiques sont achetés.

– La dame du fonds photographique ne veut pas prêter ses images, elle n’accepte pas le contrat. Nous allons devoir trouver une solution pour compléter le diaporama. On y travaille.

Et nous confions à Simon, l’interview de Raymond, nous lui posons quelques questions, il est filmé, et une fois dans la boîte et de retour au bureau, il travaille au montage image et son. Sa vidéo pourra être ensuite diffusée pour annoncer l’inauguration sur nos différents sites.

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7 mars 2019


Le rythme s’accélère. On garde tous les éléments avec lesquels il nous faut jongler, et on y ajoute un Comité de pilotage, une séance d’entretiens filmés, et des textes à faire valider par le Conseil scientifique.

Tout le monde se mobilise pour partager les infos et intervenir selon ses compétences. En fin de semaine, après de longues heures à travailler à faire le lien entre les intervenants, à relire, écrire, ré-écrire, des textes, des fiches, à chercher des visuels, des légendes, des sources, et bien, on a peut-être pas fini, mais on touche au but, encore deux grosses journées à travailler autour de ces panneaux et après on peut passer à autre chose.


Et notamment au film. Là Christian, va encore être sur le pont.

Mais aussi, un peu, sur la communication, nous avons à reprendre deux trois détails sur le carton d’invitation et les documents pour la presse.

On le sait, c’est un gros challenge, on sent que les fils se resserrent sur le métier, le motif commence à apparaître, il nous faut être attentifs et délicats, précis et concentrés et surtout souples et calmes, pour que tout se passe sans trop d’accroc et ce jusqu’au 31 mars 🙂 .

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12 mars 2019


Et autant dire une semaine dans le speed, on se concentre sur les panneaux :

– leur fabrication, les supports, les tailles, les jonctions (on revoit les délais avec DG Néon, on se donne donc un peu de marge pour bien faire le travail),

– leur contenu, les textes, les fiches, les images, les légendes, tout n’est pas bouclé, il y a encore du travail de collecte d’info et d’écriture.

Et puis, on entame, un immense chantier qui dit « relecture », on y reprend tout, on le fait deux fois, et il y aura une troisième tournée en début de semaine avec pour mot d’ordre : on ne laisse rien passer, ce doit être nickel, sans accroche.
Pour la petite histoire, on y travaille tout le weekend 🙂 depuis tôt, et jusqu’à tard 🙂

Ce à quoi on ajoute le travail fourni pour la communication qui n’aura presque servi à rien parce que les rôles de chacun n’étant pas trop déterminés par avance, on se trouve face parfois à des prises de position ou des choix mal compris. Expérience.

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20 mars 2019


Nous continuons sur la lancée, on suit tous les bouts du chantier et Christian continue à se montrer d’une efficacité redoutable, il tient le contact avec la Mairie, avec les artisans, avec les fournisseurs, avec les sous-traitants et c’est pas toujours évident.

Paul (le contact chez notre vendeur de matériel audio-visuel) se souviendra avoir pris une sacrée fumée, voilà trois semaines que nous attendons le matos, et qu’il nous arrive au compte goutte. Christian a dû courir les boutiques pour acheter ce qui manquait au pied levé (des fixations) et se retrouver avec Alix sur le dos à percer des trous pour installer ces fameuses fixations qui seront (pour la petite histoire) livrées au bureau une demie-heure après son départ.

Nous avons terminé la relecture des panneaux dédiés au contexte historique, il en aura fallu 5 (relectures) avec aller-retour au CDM et avec des corrections à chaque fois. Le bon à tirer a été signé par Raymond, le Maire. Nous avions 24h de retard sur son dépôt mais il n’était pas question que ça parte avec le moindre doute. C’est d’ailleurs pour ça qu’il nous reste encore le panneau 6 à finaliser. Et il ne va pas nous falloir trop traîner, on se donne lundi pour le terminer.

Nous avons aussi participé au dernier Copil qui faisait état des avancées et de ce qu’il reste à faire. Et malgré tout un tas de toutes petites choses qui se mettent en travers, tout va plutôt bien, un coffrage pour cacher les fils de maquette, un tablier pour habiller la vitrine. La Mairie fait marcher le réseau : menuisier et peintre à la retraite se mobilisent dès samedi. D’ailleurs, comme on est sur place, après le Copil et un déjeuner avec Christian Lalo, l’électricien, on passe les voir et on prend la mesure de l’ambiance, du plaisir de tous ceux qui sont là à participer à l’aventure.

Encore quelques toutes petites journées, pour participer à un point presse, finir le film, faire les branchements de le maquette, faire les tests de l’automation, réceptionner les panneaux, finir le 6, faire la scéno de la vitrine, penser et réaliser des cartels, finaliser les remerciements, voir comment annoncer le chemin de la mémoire. Allez, allez, et dimanche nous pourrons être tous fiers du travail réalisé.

Pour le plaisir, le retour d’un Monsieur qui a été résistant à 14 ans, qui est là au Copil et qui de toute sa superbe, nous dit : « Merci beaucoup de nous avoir envoyé les fichiers des panneaux, et passez moi l’expression, ça a de la gueule, beau travail ». La classe, non ? Il se nomme Monsieur Cournil.

Et puis, nous allons avoir à enregistrer la voix du comédien pour le guidigo associé au chemin (c’est l’Office de tourisme qui s’en charge, et Alain Guntz, nous a interpellé sur le fait qu’on en avait parlé au tout premier Copil). Et peut-être aussi partager les fichiers du fonds documentaire visuels si besoin. Une demie journée de boulot 🙂

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28 mars 2019


5 journées et de nombreuses heures qui auront été remplies par des multitudes de tâches pour finir à temps, ou du moins pour que tout soit en ordre de marche pour l’inauguration. Le mot d’ordre c’est on fait la base, au plus simple pour que tout roule.

Alors, ça bosse du matin au soir, sur la maquette, l’automation, l’arrivée des panneaux avec un jour de retard et leur installation épique (les murs sont loin d’être droits), l’installation du matériel de projection, la composition de la vitrine avec ses objets, son parachute, ses supports en verre (à couper, voire recouper), ses cartels, et puis celle pour les livres. Et bien sûr le film.

Autant dire que ça s’active, une fourmilière, ça dévisse de temps à autre, les nerfs lâchent un peu, mais sans que ça n’entache l’implication et le travail de tous. Jours après jours, tout prend forme, ce lieu qui était encore plein de gravats il y a deux mois est devenu un espace d’exposition dédié à la mémoire de Rouffignac : un tour de force.

Et une hâte terrible à voir se « réaliser publiquement » ce projet qui traîne depuis 35 ans et qui se voit exister aujourd’hui. De quoi être sacrément fiers. On sait que c’est pas fini, il va nous rester un mois pour peaufiner, améliorer, parfois juste terminer le travail. encore un peu de concentration 🙂

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31 mars 2019


On l’a fait : accompagner la mise en œuvre d’un espace dédié à un fait historique, quel défi, et quelle audace. On a été un peu culotté quand même, parce que ce genre de mission était pour nous encore expérimentale. Et un grand bravo à Christian qui s’est montré un régisseur hors norme. Digne de ce que nous aspirons à être : proches, impliqués et avec un seul intérêt :  celui de répondre au besoin et de le faire bien (ça fait deux ? Ouais) 🙂

On a passé une matinée d’inauguration incroyable, du monde, une communauté, une fanfare, des anciens et leurs drapeaux trop beaux, un maire grand, des partenaires émus, un village touché, et un soleil radieux pour les éclairer. Nous, on était aussi émus qu’eux, on a vibré comme eux, on était un peu eux.

Et puis, dans la foulée, il y a eu la visite pour les employés de l’Office de tourisme. Christian a assuré l’accueil et les manips techniques pas encore efficientes. Et enfin, on a fait le tour avec Anne, la graphiste de l’opération, qui n’en est pas revenu elle non plus de son travail. Et qui nous remercie pour lui avoir fait confiance et lui avoir donné l’opportunité de faire ce type de travail.

Quelle expérience pour tous ! Allez, il reste bien quelques bricoles, mais on en parle une autre fois, là on profite, on savoure. Et qu’est-ce que c’est bon 🙂

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11 avril 2019


Encore un effort, on y est presque 🙂

Et, il va falloir le faire cet effort. Il reste le panneau 6 à terminer, les cartels pour la vitrine à refaire, les fléchages et autres indications à prévoir, chiffrer et réaliser, faire l’éclairage définitif. Alors, Christian renfile sa coiffe de régisseur, et repart en mission coordination : Anne, Raymond, DGNéon, les maquettes, les devis, les signatures, l’impression, la pose.

Bien sûr, il manque des trucs, ce serait trop facile sinon, alors, il devra s’y coller à nouveau la semaine prochaine.

Le film n’est pas terminé, ou plutôt pas finalisé. Nous sommes d’accord avec la Mairie pour que l’ouverture soit reportée à Pâques. Nous parlons aussi, avec un élu, de la remise officielle du chantier. Ce sera vendredi prochain. C’est un peu comme un long voyage, les derniers kilomètres semblent toujours interminables. Mais pas question de fermer les yeux, on est presque arrivé.

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19 avril 2019


Nous sommes invités par la Mairie à la réception du chantier en fin de semaine, mais voilà, rien ne se déroule comme prévu. Et si les cartels pour la vitrine sont refaits et imprimés, si les dernières flèches (sens de la visite) sont produites et installées, il n’en reste pas moins que le fonctionnement des points de diffusion n’est pas stabilisé. Il reste encore le film à intégrer au système général de lancement de l’exposition.

Il va donc encore falloir procéder à des calages techniques pour faire discuter entre eux les différents systèmes qui opèrent pour lancer les diffusions. Et puis, il reste encore à réceptionner les dernières lampes et donc à faire les réglages lumières. Les Christian les attendent toute la semaine, en vain. Sans oublier qu’il reste à faire une collecte et un repérage des dernières photos à intégrer au diaporama de la maquette, et tout un travail de retouche de ces images pour que se soit propre à la diffusion.

Alors, la réception du chantier est reportée au lundi 29. Une semaine de plus, un dernier délai accordé à la faveur de l’ouverture officielle au public prévue et annoncée par l’office du tourisme pour le 30 avril. On souffle un peu, on reste calme, et on apprécie celui de Raymond. Merci. On reste concentré, on ferme pas les yeux.

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23 avril 2019


Les quiproquos s’enchainent et des rendez-vous se ratent, mais ce qu’il y a à faire se fait : la liaison maquette/système d’automation se règle, de nouvelles images sont intégrées au diaporama, l’écran d’accueil est un peu revu et le film est terminé. Il fera finalement une vingtaine de minutes.

Quelques tous petits détails restent encore à venir comme faire faire une plaque d’entrée pour les horaires et les informations, ou réimprimer les cartels de la vitrine sur un papier plus épais, mais rien de rédhibitoire pour une ouverture officielle au 1er mai.

Voilà, lundi à 17h, on « remet le chantier ». Une première pour nous. Un honneur que ce soit pour ce projet. Nous ne vous remercierons jamais assez.

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Lundi 29 avril


17h00, c’est la livraison officielle du chantier. Nous sommes assez nombreux. Nous voilà partis pour une « visite test ». Interphone, ouverture de la porte, allumage des lumières, utilisation de la maquette, visionnage du film. Tout roule. On se prend même à se laisser aller à la satisfaction intérieure du sentiment du travail bien fait. Une sorte de repos du guerrier, après le défi d’avoir monté cet espace dans ce temps record. La classe quoi. Lorsque…

– « J’ai l’impression qu’il manque des indications, des flèches par exemple, pour indiquer les différents interrupteurs, le fonctionnement de la maquette ».

– « Ah, alors… »

– « Et puis, au niveau du diaporama, ça serait bien d’avoir 3 photos par point, une avant l’incendie, une des bâtiments incendiés et une de la reconstruction ».

– « Oui mais… »

– « Et puis aussi… »

Bon, vous l’aurez compris, il reste encore quelques détails à régler. Rien de plus normal à ce stade de réalisation. On s’y colle donc. Pour ça, il sera nécessaire que l’équipe municipale rassemble toutes les images et les indexe, afin de ne faire qu’une seule implémentation supplémentaire.

Personne ne fait de remarque à ce propos, mais nous notons également un inconfort au niveau du son, qui a tendance à « tourner » dans tout l’espace. Nous penchons pour l’amortir à l’aide d’un rideau lourd à l’entrée de l’espace vidéo. On regarde ça tout de suite.

Et  bien non, ce n’est pas tout à fait terminé. On s’y remet, il y a donc des chances pour qu’on en reparle la semaine prochaine 🙂

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Samedi 11 mai


De résistance il est encore question. Tiens tiens.

Un échange de mail, un sous-titre à rajouter : Notre vécu, notre mémoire. Christian l’intègre, mais la version finale n’est toujours pas là, nous avons encore à légender les photos des endroits en ruines.

Nous participons au Co-pil qui signe la fin de ce projet, et ouvre la suite, les perspectives pour cet espace. Chacun est amené à faire un retour sur le déroulement, son vécu, son ressenti, son avis et ses idées pour après. La table est unanime, nous sommes contents du travail et tenons à nous remercier les uns les autres. Quelle aventure et quelle gageure.

Nous sommes à une aube, il va y avoir beaucoup à faire pour que ce lieu soit valorisé, vu et trouve sa place dans l’environnement naissant des « lieux de mémoire » en Périgord. Des idées émergent, ici aussi; événements, animations, conférences, profiter de la présence de l’Office de Tourisme pour bénéficier de ses publics ? Que faire pour ça ? Quels acteurs porteront ces futurs projets ?

Aujourd’hui, Rouffignac est devenu un acteur incontournable de la mémoire de la résistance en Périgord.
Qu’en feront les Rouffignacois ? Demain est dans leurs mains.

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